Deux mois de prison ferme pour l’opposant djiboutien Daher Ahmed Farah

dafDaher Ahmed Farah, porte-parole de la coalition de l’opposition djiboutienne, l’Union pour le salut national (USN), arrêté le 4 mars 2013. Facebook/DR Par RFI La justice djiboutienne a condamné le porte-parole de l’opposition Dareh Ahmed Farah à deux mois de prison ferme au lieu des douze mois requis par le parquet. Arrêté le 4 mars sur la base d’écoutes téléphoniques estimées illégales par la défense, il a été jugé coupable d’appel à la rébellion à la suite des législatives contestées de février 2013. Deux autres personnes étaient poursuivies dans ce même dossier. L’un d’eux a été condamné à de la prison avec sursis, l’autre a été relaxé. Pour les avocats de Dareh Ahmed Farah, cette condamnation est inacceptable. Ceux-ci ont ainsi décidé de faire appel. A la Ligue djiboutienne des droits humains, personne n’est surpris par la condamnation, étant donné le contexte politique trés crispé à Djibouti. C’est le sentiment d’Oussein Ahmed Farah, membre de l’organisation qui s’exprime au micro de Christine Muratet.