Djibouti24: Outil falsificateur ou jouet fantomatique de la dictature?

CourrierDjibouti24 se présente comme la victime d’un vaste complot .Pour mieux démontrer à son auditoire qu’il est victime d’un ostracisme, il s’en est ensuite pris aux sympathisants de l’USN. Pour conclure, il avance que sa liberté d’expression est en danger en raison d’un certain nombre de pressions de la part de l’oppostion djiboutienne.Là encore, sa prise de parole ne semble pas vraiment correspondre aux faits. Je lance un défi aux administrateurs de Djibouti24 de prouver le contraire.

De quelle démocratie parlez-vous? De celle qui refuse le débat d’idées, dont on sait qui sont les vrais responsables? Pourquoi avez-vous supprimé le post (Me Aref: Caniche de la dictature ou bouffon écervelé?)? Vous allez probablement être capable de m’expliquer, vous qui êtes intelligent, comment voulez-vous avoir un discours cohérent, quand censurer « un article » est passible du déni de liberté d’expression au regard des facebookois?

Bienvenue dans le monde de Djibouti24: où le mensonge est la norme, où le dogme est le crétinisme.Eh oui ! Votre seule stratégie est de vivre dans l’instant, et d’ériger le mensonge social comme idéologie dominante devant imprégner tous les niveaux du corps social, pour fétichiser des valeurs dépourvues de contenu comme la « transparence », l’«éthique», le «contrôle citoyen» ou la «vérité».

Pire, vous êtes l’as-sa-sin de la liberté, de la démocratie et de la conscience.De quoi vous avisez-vous, de dire que tous les préposés opposants (sans faire la moindre exception) sont des sangsues du peuple, des fripons, qui semblent n’avoir en dépôt la puissance du dictateur que pour la rendre détestable? Quoi! L’écrivain Abdourahman A Waberi, Mohamed Kadamy, Mahdi Ibrahim Ahmed God , Kassim Ahmed Dini , Ali Coubba et Daher Ahmed Farah pour ne citer qu’eux sont des coquins suivant vous?

Belle vision!Djibouti24, soyez le favori du dictateur ; servez-le, j´y consens, quoique votre talent et vos posts pussent être plus dignement employés; mais ne soyez son apologiste ni de bouche, ni d´esprit, ni de cœur. Comment lui faire comprendre l’obstination, le refus de compréhension des lyncheurs d’hier, aujourd’hui sous le coup des lapidations des autres, d’assumer les principes dont Djibouti24 se targue être le dépositaire?

Pourquoi semble t-il si difficile aux uns de comprendre qu’au nom de la chère liberté, le peuple djiboutien a le droit aussi de défendre ses valeurs lorsqu’elles sont bafouées par le dictateur? Pardon son guide providentiel devrais-je dire !

Descartes disait «le bon sens est la chose du monde la mieux partagée». Et au nom de ses valeurs, IOG n’a-t- il pas violenté son peuple sous prétexte qu’il veut faire partager son «bon sens» ? Népotisme, déprédations multiples, exterminations, génocide, sont-ce pas là des exemples des conséquences de cette défense des valeurs de liberté si chères à Djibouti24?

Quelle hypocrisie ! Djibouti24, ce faisant le chantre de la dictature, vient encore de donner une preuve de son manque de maturité qu’il cache sous des grands principes de liberté d’expression et autres concepts pompeux pour sa bonne conscience, mais qu’il est incapable d’assumer. Oui ! cette incapacité à respecter sur son propre sol, les valeurs qu’il prétend incarner et qu’il va imposer de force à d’autres.

Si la liberté d’expression n’est pas donc un vain mot dans cette société dont l’hypocrisie et les contradictions sont les caractéristiques essentielles, pourquoi toute cette bronca orchestrée par Djibouti24 sur Daher Ahmed Farah. Le versatile –Djibouti24 – comme tous les adeptes du flou, de la mauvaise foi et du mensonge nous en donne une explication fort intéressante et révélatrice; ce n’est pas pareil, ce que DAF a fait est odieux, abominable bref inqualifiable, d’ailleurs nul comparable à ce qui se passe.

On croirait entendre Jacob Neusner lorsqu’il affirmait « L’holocauste mal unique n’a pas seulement pour conséquence de donner aux juifs un statut à part, il leur donne un droit sur les autres”. Je n’en pouvais plus de supporter l’attitude de Djibouti24 et ses acolytes à l’égard de leurs contradicteurs : dénigrement systématique, évaluations injustes, calomnies, amalgames et j’en passe.Ces « accusations » étant susceptibles de paraître complètement ridicules aux communs des mortels et aux facebookois, Djibouti24 ne reculant devant rien n’hésite pas à avancer un argument assez savoureux pour expliquer l’acharnement par cette secte dangereuse de la destruction de l’Etat despotique djiboutien.

Quelle arrogance! Moquerie, sermon sur l’art d’être fort, froideur agressive, condescendance autant d’armes qu’ils peuvent utiliser et qui ne manqueront pas d’atteindre leur victime. La moquerie dans ce cas n’est qu’une tactique employée pour dévaloriser l’adversaire, le ridiculiser aux yeux des facebookois de bonne foi et qui seraient tentés par l’aventure.La contestation externe peut exister. La contestation externe peut être éliminée préventivement (par exemple le manipulateur – Djibouti24 – peut dresser une liste des personnes qu’il ne faut pas que le commun des intervenants fréquente).

La meilleure façon , pour Djibouti24, d’imposer une idée, c’est de la répéter sans l’expliquer (cf le trucage des photos d’ Amin arts / les émeutes post electorales du Kenya), si possible avec le sens de la formule, de façon à ce qu’elle devienne un stéréotype.Les ragots rapportés sans contrôle sont retranscrits scrupuleusement par Djibouti24 avec comme objectif évident de dédramatiser la situation.La propagande de Djibouti24 , est une de ses armes de guerre les plus efficaces (ça se fait là-bas et en plus, on est payé pour ça !). C’est triste d’être monnayable ; la dignité est beaucoup plus chère qu’une bouchée de pain, mais dans la façon de voir, se projette la façon d’être.Et l’on pense, à ce sujet, aux vers fameux d’Aragon : « Les yeux bleus de la Révolution (nazie, dans ce cas) brillent d’une cruauté nécessaire. »

Djibouti24 s’empêtre jour après jour dans ses mensonges , il a le culot de nier la nature génocidaire de son régime.Mercenaire des idées, il n’a cessé, contre vents et marées, de défendre un régime enfoncé dans la boue jusqu’au cou. Maître dans l’art de transformer en fiction des réalités ou le contraire, dont l’empire n’a de limites que celles de l’imaginaire, ne comptez pas sur lui pour vous révéler  » les secrets  » du régime despotique.

Mohamed Qayaad

Djibouti, le pays qui voit les salafistes partout

Djibouti, le pays qui voit les salafistes partout

Pour asseoir sa dictature, le régime de Djibouti accuse les partis politiques de collusions avec les groupes salafistes.

Le blog Cahier nomade vous propose un entretien avec Abdillahi Adaweh Mireh, secrétaire général de Model (un parti d’opposition non légalisé, à Djibouti), par dans le bimensuel Le Temps du 16 mai 2013, avec l’aimable autorisation de la rédaction du journal.

Titulaire d’un DEA de philosophie, Abdillahi Adaweh a été professeur de philosophie. C’est un homme discret, connu et apprécié de tous, qui  a acquis une grande expérience dans le secteur de la formation et de l’éducation nationale, respectivement comme enseignant du primaire puis du secondaire et enfin comme inspecteur. Directeur de l’Institut national d’administration publique… il avait décidé de s’engager en politique, en contribuant à la création du parti Model non légalisé mais membre de la coalition de l’opposition USN. Nous l’avons interrogé en sa qualité de secrétaire général de ce jeune et dynamique parti qui suscite beaucoup de questionnements.

Le Temps: En quoi la crise que traverse notre pays rappelle-t-elle celle au début des années 90, après la chute du mur de Berlin?

Abdillahi  Adaweh  Mireh: Il me semble que beaucoup de choses ont changé ces dernières années, la démocratie et l’Etat de droit gagne du terrain, je pense que nous sommes à un tournant dans l’histoire de notre pays. Notre pays doit changer, et doit changer dans le sens de plus de démocratie, plus de transparence et plus de respect des partis politique d’opposition. Il faut comprendre que les opposants sont utiles au pays, contrairement à ce que l’on dit, ce sont avant tout des citoyens qui désirent servir leur pays avec loyauté et abnégation, je pense qu’ils méritent un meilleur traitement.

Le Temps: Pourquoi un parti aussi structuré que le Model et jouissant au moins d’une base populaire n’a pas été légalisé?

AAM: Model est un parti comme vous le dites si bien, structuré avec une base solide, le 30 novembre 2012 nous avons déposé le dossier de légalisation. Ce dossier a été rejeté par le ministère sur la base en gros d’une enquête diligentée par la police et le refus de reconnaitre unilatéralement aux personnalités qui ont parrainé le parti la qualité de caution morale. Après ce rejet nous avons fait appel devant la cour suprême qui, à son tour, a rejeté notre demande pour un motif lié, dit-on, à une question de dépôt de mémoire ampliatif à l’appui de la requête.

Nous ne sommes naturellement pas satisfaits de ces rejets et nous continuerons à épuiser toutes les voies légales de recours pour faire valoir notre droit constitutionnel de fonder librement un parti politique. La liberté d’association étant un droit garanti par la constitution nous laissons l’histoire et le peuple  djiboutien juger ce refus qui n’est pas justifié et justifiable.

Le Temps: Pour expliquer son refus de légalisation le gouvernement a laissé courir des rumeurs selon lesquelles le Model compose avec la donne salafiste régionale voire même internationale, qu’est ce qui explique une telle diabolisation?

AAM: (Rire) Sincèrement est-ce que j’ai «une gueule» de salafiste ou de terroriste?

Le Temps: Non on sait qu’il faut juste trouver un argument pour rejeter votre demande.

AAM: Bon dans ce cas pourquoi créer un problème qui n’existe pas pour justifier cet abus d’autorité ? C’est pourquoi l’idéal serait de poser cette question au gouvernement, mais model n’a jamais composé avec aucune force extérieur qu’elle soit régional ou international, model désire servir avec loyauté et justice les citoyens  Djiboutiens quel que soit leur religion et leur appartenance politique, pour notre parti l’intérêt du peuple djiboutien passe avant toute autre chose.

Le Temps: Aujourd’hui, on dirait que le Model est tiraillé entre son adhésion au processus démocratique et la rumeur de son attachement à ses dogmes, est ce que vous pouvez nous dire davantage sur ce que le philosophe croit et quels sont les fondamentaux du Model?

AAM: Vous savez, il y a ce que vous êtes réellement et ce que les autres croient que vous êtes, le parti model n’a jamais dit qu’il était un parti islamiste, dans aucun de nos documents, il n’est mentionné que nous allons instaurer la charia, d’ailleurs, la Constitution l’interdit, on ne peut pas créer un parti qui représente une confession, qu’il s’agissent de l’islam ou des autres religions, donc nous n’avons jamais compris pourquoi cette étiquette d’islam nous colle à la peau.

Il est vrai que des religieux connus et respectés dans le pays font partie des fondateurs du parti, mais je pense que les religieux sont des citoyens comme nous tous, ils ont le droit d’adhérer à un parti comme nous tous, pourquoi n’auraient-ils  pas ce droit? Est-ce que cela veut dire que si un religieux ou deux sont membres d’un parti, alors tout le parti est islamiste.

Si par islamiste, on entend que la grande majorité des membres fondateurs du parti sont musulmans, c’est tout à fait vrai, nous sommes musulmans et nous le revendiquons, nous n’avons pas honte de notre religion, mais en revanche si par islamiste on entend mouvement radical, ce n’est pas vrai nous n’avons jamais été des radicaux, et nous ne le serons jamais.

Je comprends pourquoi les gens ont une certaine crainte, vu tout ce qui se passe dans le monde et à coté de nous en somali, il y a une forte crainte des mouvements radicaux, mais notre parti n’a rien à voir avec ces mouvements radicaux.  Nous pensons que les  3 oulémas, considérés comme des extrémistes, font partie des religieux qui ont toujours combattus l’intégrisme et le radicalisme islamiste.

Nous pensons même que si notre pays a échappé au radicalisme de tout bord, c’est grâce à eux, d’ailleurs nous leur rendons hommage pour leur engagement en faveur de la modération et le refus de tomber dans l’extrémisme.  Il me semble que si  l’on désire comprendre réellement la philosophie d’un parti politique, il faut s’intéresser à ces documents fondamentaux comme le statut, c’est sur ce document qu’il faut juger un parti et non sur ce que l’on dit. Et pour finir, je crois devoir rappeler que ce n’est pas le Model mais l’UMP (le parti au pouvoir, Ndlr) qui a rajouté à l’article premier de la Constitution que l’islam est la religion de l’Etat. Est-ce que pour autant on dit de l’UMP que c’est une coalition islamiste, salafiste ou de je ne sais quelle autre idéologie radicale. Non alors que tout le monde sait que ce rajout visait à aguicher les voies des citoyens sensibles aux questions religieuses.  Pour fermer cette petite parenthèse, je pense qu’il faut que ceux qui ont vocation à faire de la politique acceptent que l’engagement politique mérite sincérité et honnête intellectuelle.

Le Temps: Est-ce que votre mouvement se revendique de l’islam politique en comparaison à ceux de la démocratie chrétienne dans l’Europe de la fin du XIXe et début du XXe siècle et à ceux de la Turquie, d’Indonésie, du Maroc… et à ce titre vous souhaiteriez vous soumettre à la dialectique électorale de la victoire et de l’échec?

AAM: La population djiboutienne se revendique dans sa grande majorité de la religion islamique, nous faisons parti de cette grande majorité, qui appartient à l’islam et notre appartenance à cette grande religion qu’est l’islam est profonde. Cependant, nous sommes avant tout, un parti politique qui se veut républicain et laïque, nous n’avons aucunement l’intention d’instaurer la charia, ni de couper la main aux voleurs, et d’ailleurs la diversité des membres fondateurs en témoigne, dans notre parti vous trouver des personnes cultivées formées en Occident, les cadres de la fonction publique et établissements publics et privés, mais aussi, des simples agents, des mères de famille, des jeunes et des plus âgés. Tout cette diversité est réuni pour une seule et unique raison, défendre la justice, la liberté et maintenir la stabilité de ce merveilleux pays envié par tous les habitants de notre sous-région.

Les membres-fondateurs de notre parti sont composés de citoyens épris de justice, de liberté et de patriotisme. Nous voulons instaurer une République démocratique, laïque et respectueuse des droits humains et des valeurs profondes de notre société. Une République qui permet à tous ses enfants de s’épanouir, quel que soit sa religion, et son appartenance politique.

Le Temps: En vous posant la même question autrement, est-ce que vous pouvez succinctement nous dire le plus clairement possible ce qui peut être compris comme une divergence idéologique du Model avec la pensée traduisant les fondements basiques des Frères musulmans?

AAMLes frères musulmans ont fait un choix clair, celui d’un parti dont la mission première est d’instaurer un système politique basé sur l’islam, nous respectons ce choix. Mais nous ce que nous désirons c’est une république, une, indivisible, solidaire et respectueuse des droits fondamentaux de chacun.

Le Temps: En analysant les traits saillants de la crise post-électorale force est de constater qu’au sortir des élections le régime a fait du démantèlement du Model la première de ses priorités, qu’est-ce que le Model a bien pu faire de plus que les autres partis de la coalition USN?

AAM: Nous nous posons tous cette question, mais nous n’avons malheureusement pas la réponse. Nous pensons avoir  cependant quelques idées sur cet acharnement contre le model: est-ce l’assise populaire, l’intégrité de ses membres, son rôle dans l’unification de l’USN ou la nouvelle vision politique véhiculé par le MoDeL à Djibouti qui est prit en menace par le régime. Autant d’interrogations, mais nous n’avons malheureusement pas la réponse.

Le Temps: Si la crise perdure et qu’aucune sortie n’est trouvée, la question est de savoir jusqu’où l’USN va-t-elle aller et peut-t-elle aller?

AAMJe suis un homme  optimiste par nature, je crois qu’une solution va être trouvé, nous avons confiance à l’intelligence de nos dirigeants quel que soit leur appartenance politique. Il faut comprendre qu’un pays ne peut pas fonctionner si les béligérants ne font pas preuve d’un minimum du sens du compromis. En politique, il faut savoir négocier, la négociation est un moyen de sortir de l’impasse politique, de redonner de l’espoir au peuple djiboutien, loin de dégrader l’ouverture d’un dialogue grandi. Nul n’a intérêt à une dégradation de la situation.

Le Temps: Pensez-vous que le traitement violent du gouvernement de l’impasse succédant aux élections soit susceptible de changer le rapport de force en faveur de l’UMP?

AAM: Les élections dans presque tous les pays en voie de développement sont des périodes à haut risque, il y’ a souvent beaucoup de violence. Ces élections à Djibouti n’ont pas fait exception, les forces de l’ordre justifiait les multiples répressions qui ont eu lieu par le maintien de la sécurité et la stabilité, est-ce vraiment pour cette raison ou est ce qu’il y a des raisons politiques ? Je pose la question, je n’ai pas la réponse.

Le Temps: Aujourd’hui ou demain, il y aura inévitablement un courant politique, pas force lié au Model, qui ira vers la pensée salafiste et un autre de religieux qui choisira de s’inscrire dans la démocratie et le modernisme, comme cela s’est passé en Turquie entre Erdogan et Erbakan, le Model quant à lui ira vers quelle direction?

AAM: Model refuse par principe tout ce qui est extrémisme, notre parti désire servir les intérêts du peuple djiboutien. Nous sommes profondément démocrates et républicain et le peuple djiboutien l’a très bien compris, ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le peuple de Djibouti a beaucoup d’estime pour notre parti ; nous sommes l’avenir, nous représentons une autre façon de faire de la politique, nous représentons une nouvelle génération d’homme politique, loyaux et des grands serviteurs de la république. Nous pensons  que désormais il faut aborder la politique avec une nouvelle approche, une conception  qui place le citoyen au cœur des décisions de l’Etat.

Le Temps: Quelle est selon vous le but de la stratégie du gouvernement qui consiste à marginaliser les religieux de votre parti, c’est un clin d’œil aux non religieux pour les appeler à quitter le mouvement?

AAM: Personnellement, je pense que model  a été créé à une période qui n’était pas la bonne, une période électorale, une période de tension, une période où les passions étaient    à leur comble. Je pense que si model était née, une année auparavant, la situation serait différente et le sort  qui a été réservé à notre parti serait aussi différent. Je pense que c’est plus la période plutôt que les idées véhiculés par le Model qui est en cause.

Entretien précédemment publié dans les pages du bimensuel Djiboutien Le Temps, n° 27 du 16 mai 2013, Djibouti. Avec l’aimable autorisation de la rédaction.

Journée d’information organisée par le Comité de Soutien USN Belgique le 18 mai 2013

Journée d’information organisée par le Comité de Soutien USN Belgique le 18 mai 2013

Journée d’information organisée par le Comité de Soutien USN Belgique. 

Moment Fort: Intervention en téléconférence du président du MRD et porte parole de l’USN Monsieur Daher Ahmed Farah en tournée avec les leaders de l’USN à PK 12.

Madina Abdillahi militante de l’USN fraichement venue de Djibouti a après exposé de la situation actuelle proposée de renforcer la mobilisation de la diaspora pour participer à l’événement de la démocratie en cours dans le pays.

Le président de l’ACP Monsieur Dimitri Verdonk a appelé a une réflexion pour des actions originales pour mieux éveiller les esprits des pays Européens.

Maki Houmedgaba a expliqué le comment et le pourquoi de la création de l’USN et sa composition ainsi que ses moyens d’Actions après le Hold up électoral.

Un débat à bâtons rompu à suivi ces interventions. Débat fructueux qui a permis aux nombreux jeunes présents de mieux comprendre les enjeux en cours dans leur pays.
Mohamed Ahmed Bouraleh, pour le Comité de soutien de l’USN Belgique

UDDS: Communiqué de presse

Logo de l'Union des Djiboutiens pour la Démocratie SocialeL’UDDS compte participer
aux élections présidentielles de 2016.

La vocation de l’Union des Djiboutiens pour la Démocratie Sociale est de prôner l’exercice effectif du pouvoir par les citoyens, dans la perspective d’améliorer leurs conditions de vie.
La vision  du Mouvement djiboutien pour la Démocratie sociale s’articule autour de 4 axes majeurs:

  1. La bonne gouvernance et la gestion transparente et efficiente des affaires de l’état,
  2. L’indépendance du judiciaire par rapport à l’exécutif,
  3. La réforme du système éducatif,
  4. Le développement du secteur privé

Réuni ce dimanche 20 mai 2013 lors d’une rencontre physique et par audioconférence, le Comité exécutif de l’Union des Djiboutiens pour la démocratie sociale (UDDS) a procédé à un survol de la situation de la Nation.

Indépendant depuis 1977, le pays n’a nullement progressé, rien ne fonctionne, l’improvisation et le système D permettent à la population de survivre.

L’économie est exsangue, l’éducation nationale sinistré et le système judiciaire dysfonctionnel  pour n’en citer que ceux-là.

Malgré un multipartisme proclamé, le parlement arbore une seule couleur, celle du parti au pouvoir.

L’Union des Djiboutiens pour la Démocratie Sociale appelle les djiboutiennes et les djiboutiens à rompre cet état de fait et à s’engager pour la démocratie sociale et prendre leur place. Nous invitons nos compatriotes à soutenir massivement l’Union des Djiboutiens pour la démocratie sociale (qui se fera bien connaître d’ici, là) lors des prochaines élections présidentielles de 2016.

Il est essentiel que chaque citoyen s’engage activement dans le processus démocratique, dans l’orientation des politiques et dans la prise de décision.

L’UDDS demande au chef de l’état de devenir l’artisan de la transition en ouvrant un vrai dialogue avec l’opposition  et en mettant en place rapidement une commission électorale indépendante dans l’optique des élections présidentielles.

L’UDDS condamne le hold-up électoral de février 2013 et demande la publication des résultats détaillés (bureau par bureau).

Engageons-nous pour la démocratie sociale car croire que c’est possible,
c’est déjà avoir fait un changement.

Farhan Hassan
Pour le Comité exécutif de l’UDDS
Ottawa, le 23 mai 2013.

UDDS: Communiqué de presse

Nous venons de recevoir en primeur un communiqué de presse d’une organisation nommée «Union des Djiboutiens pour la Démocratie Sociale». Ce communiqué sera suivi d’autres articles qui seront publiées dans les jours et les semaines à venir. Nous vous tiendrons de tous les développements de cette affaire. La rédaction.

UDDS: Communiqué de presse

UDDSLa vocation de l’Union des Djiboutiens pour la Démocratie Sociale est de prôner l’exercice effectif du pouvoir par les citoyens, dans la perspective d’améliorer leurs conditions de vie.
La vision  du Mouvement djiboutien pour la Démocratie sociale s’articule autour de 4 axes majeurs:

  1. La bonne gouvernance et la gestion transparente et efficiente des affaires de l’état,
  2. L’indépendance du judiciaire par rapport à l’exécutif,
  3. La réforme du système éducatif,
  4. Le développement du secteur privé.

QUI SOMMES-NOUS?

Nous sommes des djiboutiens qui ont pour objectif l’instauration d’une véritable démocratie sociale et la participation active de toutes les djiboutiennes et de tous les djiboutiens, sans execption aucune, à la vie publique. Nous demandons:

  • la libération immédiate des prisonniers d’opinion
  • l’ouverture d’un dialogue avec tous les opposants et les représentants   et représentantes de la société civile la garantie des libertés les plus élémentaires (opinion, presse, association…)
  • l’égalité de tous les djiboutiennes et djiboutiens quelque soient leur race, leur origine ethnique, leur religion face aux institutions républicaines.

Engageons-nous pour la démocratie sociale car croire que c’est possible, c’est déjà avoir fait un changement.

Les membres fondateurs (*)

(*) Celles et ceux qui nous ont envoyé le présent courrier nous ont promis de nous donner les noms de certaines personnalités qui font partie des membres fondateurs de cette nouvelles organisation. Toutefois, pour des raisons évidentes de sécurité, les noms de certaines personnes résidant à la mère patrie ne seront cependant pas publié.

Me Aref: Caniche de la dictature ou bouffon écervelé?

CourrierCet  article nous a été envoyé par un lecteur du nom de Mohamed Qayaad. Son contenu n’engage aucunement la redaction de  Djiboutii.net.

L’ambition fait accepter à certains hommes ( ou qui pensent l’être ) les attitudes les plus lâches et les gestes les plus vils, c’est ainsi qu’ils espèrent gravir les marches de la vie de la même manière que l’on rampe, sans dignité aucune. La chambre de Me Aref frappe par son dépouillement. C’est là qu’il dort ou se repose.

A présent, il s’ennuie. Sa défense me paraît fade, insupportable somme toute. Un Aref démodé, décadent, qui n’étonne plus, poseur mondain, un apprenti sorcier ampoulé. Peut-être. Le style? Trop limpide pour faire date, bon pour les manuels scolaires. Il s’affiche avec force comme différent, par son comportement, sa manie. Il fut fréquemment ridiculisé, montré du doigt par son ex- bourreau IOG. Il est pour lui-même son principal centre d’intérêt et il ne s’aime pas. Lui qui dit ne pas s’aimer ne fuit jamais l’objectif, dans toutes les tenues, avec ou le regard au loin, badin ou sévère. Qu’est-ce qui le (Me Aref) fait le plus peur? Les chiffres ou la réalité d’actes jusqu’alors cachés car trop honteux à dévoiler ou à reconnaître? Depuis que le silence s’est levé sur l’horreur de ces agressions sur le porte parole de l’USN Daher Ahmed Farah “DAF”, le nombre de cas révélés par les écrits de la presse internationale ne cesse d’augmenter. Il a bien du mal à faire taire ce qui risque d’entacher son honorabilité et sa crédibilité. Avez-vous réfléchi au pourquoi un agresseur choisissait telle victime plutôt que telle autre? Avez-vous remarqué que souvent ces mercenaires (Elmi Jees, Abdillahi Abdi , Hassan Said et leur commanditaire IOG. ) rejouaient avec leur victime la même scène qu’eux-mêmes, enfants, ils avaient subie? Est-il acceptable de penser qu’un agresseur puisse attendre de sa victime le « NON » qu’il n’a jamais pu dire, dans le même contexte de violence? En tout cas, ce ne sera jamais à l’aide de chiffres et de statistiques que la problématique d ‘Aref se résoudra. C’est vraiment scandaleux. Me Aref est à blâmer pour sa négligence et son irresponsabilité est la cause principale de la recherche du mensonge.De même, on note une plus grande « agressivité » chez lui que chez ses détracteurs: et pour cause, il a besoin d’en montrer bien plus qu’eux, pour oser être un intellectuel terroriste – outre le fait qu’à comportement agressif égal, si l’on peut dire, un homme passe pour un furieux là où une femme est vue comme dynamique et entreprenante. Il y avait là de quoi choquer plus d’un bien-pensant.

Au contraire, il fut honoré, respecté, décoré, comme protégé par son pseudonyme magique.Au-delà des frasques mercantiles de Me Aref, la question est donc d’interroger, dans son combat d’arrière-garde, la part de l’authentique et de l’inexorable. Un vieux pitre délabré absent de lui-même et qu’on roule à son tour dans la farine comme il en a fourni lui-même la recette. Tous (les djiboutiens (nes)) ont leur part dans la farce macabre de ces derniers jours. On spécule sur ses nombreux revirements testamentaires.

D’après ses interventions sur la RTD, Me Aref n’est déjà qu’un fantoche bien avant de devenir malade, produit mécaniquement des autopastiches lucratifs, mais ne crée plus, n’invente plus, ne fait que se maintenir à peu près à la hauteur clownesque où il s’est hissé publiquement. Aussi bien qu’il répète sur RTD, avec cette diction caricaturale devenue un poncif pour ses imitateurs: « Je suis fou d’IOG !  » Pourquoi pas? Il a écrit de nombreux et fumeux ébats devant des auditoires épatés d’avance, venus voir le maniaque narcissique grisonnant faire son numéro sur le bizarre à la portée de tous, prestations pour lesquelles il prend soin de chausser des chaussures trop petites qui le meurtrissent (« Dans mon cas personnel, la souffrance physique [comme le mal de dents] accroît et fortifie la manie oratoire »). Et alors? A qui la faute, à Aref ou à l’époque? Une grande opération alchimique s’est réalisée, certes, mais dans quel sens? Car il y eut un temps de prodiges pour lui, sans quoi on n’en parlerait même plus. Je veux me prouver que je ne suis pas le Me Aref mort, mais le vivant. Comme dans le mythe de Castor et Pollux: en tuant mon ex-bourreau, j’ai gagné pour moi l’immortalité », écrit-il. Sa phobie de la vérité devient préoccupante, un motif de raillerie pour ses condisciples. C’est la période où il élabore sa théorie « paranoïaque-critique », qu’il définit comme une « méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l’association interprétation-critique des phénomènes délirants ». Son combat d’arrière-garde découle de cette méthode, exprimant son architecture de fantasmes et de phobies sur le mode d’un rébus d’images librement associées, avec un soin du détail, une application dans le trompe-l’œil, qui rassurent les collectionneurs les moins aventureux. On peut détester Me Aref. Mais qu’on le veuille ou non, on ne peut plus imaginer le visage et les couleurs de Djibouti sans lui. Il abandonne la réalité pour la fiction, pour glisser vers le style de vie artificiel, il était prévisible que les esthétiques fusionnent. Au détriment de qui? De l’art, qui devient « la simple scène du spectacle ».

Faute de pouvoir être, le paraître fait bien l’affaire! Aref symbole et martyr d’une expérience étrange, unique, poursuivie avec une opiniâtreté folle ou géniale. D’une extravagance inspirant un mepris mêlé d’effroi. On connaît les abîmes qui succèdent à de tels envols : quand sa réplique paraît dans l’indifférence générale, il en fait une maladie nerveuse qu’on prend pour une rougeole. De cet éblouissement, il ne se relèvera pas, cherchant jusqu’à sa mort à la retrouver, en vain. Aref ne cessera plus de convaincre, sans jamais rencontrer le succès. La tentation du suicide le presse, à la mesure de la déception de sa vie virtuelle. Décidé à quitter la scène politique djiboutienne, il part pour une destination inconnue. Depuis des jours, il se drogue aux barbituriques, dont il avale des quantités excessives, dans l’espoir de retrouver, sa gloire perdue. Les djiboutiens feignent de ne pas s’en étonner. Ils sont habitués aux frasques d’Aref, en ont déjà vu d’autres. Sans doute lui sont-ils aussi reconnaissants d’aérer de ses caprices spectaculaires le conformisme de leurs propres vies. De quoi frapper les imaginations et laisser de longs souvenirs. Aref se trouve, dans le même état de perdition humaine, peut-être à peine plus désespéré, et ne trouve pour satisfaire son besoin de reconnaissance que le recours à la folie meurtrière. Une autre façon de faire parler de soi et de se retrouver à la une de la presse internationale. ll me paraît évident qu’il s’est volontairement précipité dans cette mascarade confondant l’estime de soi avec l’estimation de soi. Il y a donc méprise. Il ne s’agit plus de l’être humain et de sa dignité, mais d’une mise aux enchères de personnes en tant qu’objets exposés avant la vente. Ce chaos, personne ou presque jusqu’ici ne voulait le nommer, de peur peut-être, d’être accusé d’obsolescence. À présent, on peut le dire: « Le roi est nu ! ». (Et il faut une grande malhonnêteté intellectuelle pour prétendre le contraire). Liberté, que de crimes nous commettons en ton nom !Je pourrais poursuivre la litanie, elle est accablante.

Mais cela suffit. Doit-on, par tant, s’étonner si Aref, en particulier, comme les Djiboutiens en général, ont le sentiment que Mohamed Qayaad est fort mal placé pour arbitrer entre les deux parties? Qu’est-ce que c’est que ce pouvoir mortifère qui se complaît dans les assassinats des djiboutiens(nes) et, qui justifie l’inacceptable jour après jour avec une outrecuidance criminelle et qui a l’infâme arrogance de nous traiter de je sais quoi quand on ose timidement protester contre cette conduite indigne? Qu’est-ce que c’est que ce Aref hypocrite qui manie avec tant de virtuosité le bouclier de l’anti-Moi quand on veut juste lui rappeler que depuis quelques jours, il reproduit à dose homéopathique l’horrible injustice dont il a souffert? Je suis farouchement anti-Aref. Je ne suis en rien anti-Moi. Selon les dires de Me Aref, DAF sera assassiné par ses clients ripoux. Ainsi, de deux choses l’une : ou bien Aref veut diaboliser DAF, ou bien, d’une façon plus sinistre encore, Aref a-t-il eu une sorte de lapsus freudien, trahissant par là le fait qu’il est parfaitement au courant des circonstances de la mort probable de Daher Ahmed Farah. Chose inacceptable et condamnable!

Ces propos sont scandaleux! Car il est impensable aujourd’hui qu’un juriste puisse lancer un appel au meurtre.Question fondamentale, non pas pour pleurer sur nous-mêmes, mais pour trouver le moyen de sortir de ce monde absurde que nous avons engendré. Peut-être devrions-nous nous réjouir de voir Me Aref, somme toute relativement inoffensif, offrir une échappatoire ludique au sentiment d’insignifiance éprouvé par la jeunesse moderne. Car n’est-ce pas l’indécence suprême, à l’heure où se jouent tant de drames humains à travers la planète. Car tout ceci est ridiculement marginal, terriblement dérisoire, et sans la moindre importance humaine ou culturelle. Cette célébrité de pacotille où l’insignifiance intellectuelle le dispute à l’égotisme le plus débridé ne changera pas la face du monde, et ne laissera fort heureusement aucune trace dans l’histoire.

Mohamed Qayaad

Manifestions de Londres

USNMESSAGE DE REMERCIEMENT DE L’USN AUX MANIFESTATIONS DE LONDRES

Au nom de  l’Union pour le Salut National – à l’Etranger, je tiens à adresser mes sincères remerciements à tous mes Compatriotes vivant Royaume-Uni et en Europe et à tous les autres Démocrates non-Djiboutiens venus participer nombreux aux deux manifestations organisées le 7 et le 8 Mai 2013 à Londres, contre la venue d’Ismail Omar Guelleh.

Par votre engagement à cette action vous avez démontré votre détermination pour soutenir votre peuple dans ce bras fer que lui impose la dictature. Une dictature qui l’a spoliée une fois encore de sa victoire aux législatives de février dernier et qui continue à réprimer, en emprisonnant nos leaders politiques et les manifestants pacifiques qui les soutiennent, journellement sur le terrain à Djibouti.

Votre lutte à l’extérieur du pays est pour nous d’une importance capitale contre la Dictature tueuse et ennemie de notre peuple. Nous devons, à chaque déplacement du Dictateur ou de ses représentants, nous mobiliser pour dénoncer et montrer ainsi au monde entier les crimes et autres actes inhumains qui se déroulent dans ce petit pays depuis des décennies.

Si notre hardiesse a mis en échec tous les objectifs de sa visite à Londres à la tête d’une forte délégation, il nous appartient désormais de le poursuivre partout et ce, jusqu’à ce que soit:

  • restitué la victoire du peuple,
  • restauré l’Assemblée Légitime,
  • libéré tous les prisonniers politiques et sans condition aucune,
  • instaurer l’état de Droit et le respect de la personne humaine sans oublier la Démocratie véritable à Djibouti.

Grâce au travail sérieux et responsable du Comité de Soutien de l’USN-UK et des Représentants et Cadres de l’USN, les actions de Londres ont été d’une réussite parfaite. Nous lançons un grand Bravo aux organisateurs de ces deux journées d’actions et encourageons tous les Comités de Soutien d’Europe, d’Amérique du Nord et d’ailleurs à mobiliser davantage jusqu’à l’aboutissement de notre victoire sur la Dictature.
En un grand Bravo à vous tous. La lutte continue…

Vive l’USN,
Vive la République de Djibouti Unie et Démocratique.

Londres, le 12 Mai 2013
Pour l’USN Extérieur.
Mahdi Ibrahim God