Je reviens en classe!

«Wax barashaadu,
Waa inoo wanaagee (BIS),
Walaalayaaloow,
Wada ogaadaa»

Ninkaan wax baaran,
Waajibka saaran (BIS),
Wanaajin maayee,
Wada ogaadaay (1)

Pour ne pas vous noyer dans les détails, chers lecteurs, permettez-moi de commencer cet article par la fin. J’ai une déclaration solennelle à faire: je reviens en classe! Sérieux. Je reviens en classe! Où ça, en classe?

Euh… (recherche). Bip! Bib! Biiip… (écho). Bon. Voilà : je reviens en classe d’abord dans les colonnes de Djiboutii.net et par la suite, pourquoi pas, à Damerjog ou ailleurs au pays, comme bénévole, si cela s’avère faisable. Non, je ne suis pas piqué par une mouche noire (2) ces bébittes (3) des forêts de cette région du Canada, ni ai inhalé des champignons hallucinogènes. Ce n’est donc pas un délire. Allow!

Et pourquoi donc?

Pour commencer un bref historique. L’idée de créer Djiboutii.net m’a été donnée en 2009 par plusieurs compatriotes dont des amis et de parfaits inconnus interpellés par mes tous premiers articles mis en ligne dans mon blog personnel (adresse URL: http://kulanbaded.blogspot.ca/). Il est important de signaler que beaucoup de choses séparaient ces compatriotes :

  • origine ethnique et/ou appartenance clanique,
  • pays de résidence
  • bagages académiques,
  • profession,
  • âge,
  • sexe,
  • etc.

Malgré ces différences (importantes pour quiconque œuvrant dans le domaines des sciences humaines) une chose était claire. Ces djiboutiennes et djiboutiens partageaient un grand dénominateur commun: le fait d’être djiboutien! Chose rarissime pour être soulignée de nos jours (et encourageante) ces gens (femmes, hommes, jeunes) n’avaient pas relégué aux oubliettes ce grand dénominateur commun et se considéraient avant tout, djiboutiens.

Bien sûr, cela ne voulait pas dire que ces gens voyaient tout d’un même œil et il serait illusoire de croire  que de sacrées divergences (souvent tues) ne se manifestaient pas de temps en temps, au grand jour. C’est pourquoi, depuis le début, ces divergences et les contradictions qu’elles pouvaient générer apparaissaient avec plus ou moins d’acuité dans la ligne éditoriale de Djiboutii.net.

Heureusement, malgré des lectures différentes de notre histoire passée et des divergences des fois importantes quand à notre avenir en tant que peuple souverain, ces gens manifestaient et partageaient avec moi une conviction profonde: quelqu’un, quelque part devait tenter de faire quelque chose.

Djiboutii.net (lire Djibouti eye dot net) est donc né de cette idée (et dans ces conditions à priori difficiles) dans le but d’ajouter un organe de presse indépendant dans le paysage médiatique national dominé par les médias politiquement très partisans. Des médias rares et, trop pro quelqu’un donc, par voie de conséquence, trop contre tous les autres. Il suffit de lire les coupures de cette presse «nationale» politiquement extrêmement alignée pour constater cela. Que chaque personne-parti ait sa presse maison pour distiller sa propagande (souvent haineuse envers les autres personnes-partis) n’est pas étonnant, c’est même la règle en politique! Mais ce qui est étonnant et inacceptable, c’est qu’il n’y ait personne d’autre pour entrer dans le débat.

Depuis sa création, fort de cette conviction, Djiboutii.net a tenté, tant bien que mal, d’ajouter à l’espace médiatique djiboutien «une autre voix pour les sans-voix». Nous avons tenté d’apporter un peu plus de couleur dans ce grand désert médiatique et d’enrichir le débat avec… plus ou moins de fortune, il faut le reconnaître.

Depuis sa création, Djiboutii.net a connu des moments de gloire. Il a même pu publier quelques primeurs et exclusivités. Il a, entre autre, couvert de A à Z le passage au Canada de Mahdi Ibrahim God (vice-président de l’ARD) et de Cassim Ahmed Dini.

Depuis sa création, Djiboutii.net a aussi connu de nombreuses interruptions. Les multiples causes de ces interruptions sont grosso modo de deux natures :

a) Sabotage par «l’establishment politique ».
Nous dérangions non seulement le pouvoir à Beit-el-Wali/Haramousse mais également la majorité de formations  »politique » de l’opposition dont les inamovibles leaders ne représentent en fait souvent qu’eux-mêmes et quelques proches. Flooding, spoofing, spamming, (4) arrestation de nos pigistes bénévoles, chantage etc. Nous en avions vu de toutes les couleurs.

b) Instabilité de la rédaction.
À maintes reprises, j’ai confié les clés de la rédaction à des bonnes volontés qui promettaient mais qui, dans les faits, n’ont pas fait long feu. Certains ont cédé au chantage, d’autres ont décidé de choisir entre des responsabilités professionnelles et familiales qui demandent de plus plus de temps et le bénévolat dans Djiboutii.net. C’est la vie et cela doit se comprendre, bien sûr. Djiboutii.net a aussi connu le passage opportuniste de certains individus qui ne voulaient que faire voir certains dossiers avant de retourner chacun à sa tanière. Nous avons aussi connu le passage de ceux qui ont été mandatés de nous saboter de l’intérieur. Nous en avons vu de toutes les couleurs, vous disais-je!

Résultat, à maintes reprises Djiboutii.net est resté silencieux pendant des semaines voire des mois. Aujourd’hui, encore une fois, la rédaction de Djiboutii.net est tristement déserte. Ça ne peut plus durer. Il faut faire quelque chose.  Maintenant.

Je reviens en classeEn ma qualité de fondateur de cet organe de presse et, après avoir mûrement réfléchi, j’ai décidé de changer définitivement, l’orientation de Djiboutii.net. Désormais plus de politique politicienne! La politique, ça divise. Ce travail sera laissé à ceux, celles qui sont légion et qui en font leur métier, même s’ils se battent, pour la plupart, pour une place autour de la grande mangeoire. Bonne chance Djibouti chérie. Jabuutaay Ilaahay ha kula jiro (5). Tu mérites beaucoup mieux que ceux qui se battent seulement pour une place de casho (6).

C’est décidé. Djiboutii.net sera désormais un portail internet au service de l’Éducation, la vulgarisation et le partage des connaissances et du savoir. Toutefois, pour des raisons pratiques, il sera encore silencieux quelques mois, le temps de réunir une petite équipe de passionnés pour mener à bien le projet.

C’est décidé. Je reviens à mes premiers amours d’enseignant (ce missionnaire contre l’ignorance). C’est décidé. Djiboutii.net et mon blog seront mis désormais au service de cette noble cause universelle. Je reviens à cet amour que j’ai contracté en tenue courte (de couleur vert-olive) et un petit cartable d’écolier sous le bras, quand je foulais pour la première fois la cour de l’École primaire du Stade, le 1er octobre 1967.

Cet amour et le rêve de marcher un jour sur les pas des «maîtres» qui officiaient en ce lieu magique et mythique dans mon imaginaire et dans l’imaginaire de bien d’autres petits garçons et petites filles des quartiers «autochtones» de ma génération, m’a toujours habité et m’habite toujours. Enfant, j’ai fait le vœux de sortir ma personne et mon entourage du ghetto des «quartiers». Le travail scolaire était la seule issue dans ce rêve et tout de suite, j’en avais fait mon seul allié. J’ai même obtenu quelques trophées comme celui d’être classé «premier du TFAI (7)» au concours d’entrée en sixième, session de mai 1973. Battre tous les petits «métro» (français métropolitains) dont certains fils des plus hauts dignitaires de la colonie et les fils de la nomenclatura autochtone de l’époque (qui se reconnaîtront)? Un véritable exploit pour un petit anonyme de Burca-Kibir (8)!

En 1977, à la fin de l’adolescence, j’ai donc fait vœux de vivre au milieu des miens. J’ai fait le vœux d’être soldat contre l’analphabétisme, l’obscurantisme, l’isolation et l’exclusion qui isolaient les masses. Mon rêve pouvait enfin se réaliser. Que demander de plus que de commencer d’officier comme Maître dans ce lieu magique qu’était l’école, tout étant un soutien économique nécessaire à ses parents? Que demander de plus que de donner une plus grande chance à ses plus jeunes frères et sœurs et toute la jeunesse du pays? Ni une, ni deux, je me suis embarqué en commençant « centimaître » (élève-instituteur).

Après deux années de «Cours Normal», j’ai débarqué en septembre 1979 à Damerjog avec le titre d’instituteur principal stagiaire et le grand sentiment de vivre enfin dans la peau du missionnaire. Les premiers jours de travail (et de vie) m’ont fourni la confirmation: là-bas, plus qu’en la ville pourtant toute proche,  l’enseignant pouvait vraiment faire la différence. Ces petits visages qui arrivaient chaque jour, disciplinés et reconnaissants, devant mes collègues et moi et qui nous confiaient leur destinée? Difficile d’être insensible. Et aujourd’hui, les  rencontrer adultes, 30 ans plus tard? Rien de plus gratifiant!

Cela dit, en m’embarquant dans l’activisme politique de ces dernières années (je n’ai jamais voulu ni tenté d’être politicien) je croyais juste prendre un raccourci pour continuer ma mission plus rapidement et plus efficacement). Je voulais juste influencer, le plus positivement possible, les coureurs politiques. Hélas.

Quels choix nous sont offerts? USN ou UMP ou encore les deux ensembles? Pour moi, comme pour bien d’autres djiboutiens, cela ne mérite pas un débat et ça sent le «baasta duuga / duuga baasta» (9). Je suis donc personnellement «tanné» (10) de la politique. Ce n’est plus pour moi.

Dans mon dernier article l’Alpha et l’Omerta, je pointais du doigt toute la classe politique djiboutienne et, l’histoire qui s’écrit devant nous me donne encore raison. Regardez «les négociations» entre le pouvoir et l’opposition. Regardez le match Dawaleh / Guédi. La table du cynisme est mise et l’opportunisme dépasse le seuil du paroxysme. Accuser Ismaël Omar Guelleh de tous les maux quand on n’attend que la première occasion pour doubler tout le monde et mêmes ses alliés (exemple : ces pauvres oulémas et intellos du MODEL utilisés pour surchauffer les foules (dans le but de pouvoir faire monter les enchères)) puis tenter de se négocier une petite place dans la cour du même Guelleh? Fort. Très fort. Plus cynique, tu meurs.

En bref, côté pouvoir comme côté «opposition», voilà tout ce que l’on nous sert après tant d’années de combat pour l’avènement d’une véritable démocratie. Car seule une véritable démocratie (un homme une voix (pour une personne et non une liste)) peut être garante du salut de notre pays et de toutes les composantes de sa population. Seule une véritable démocratie peut nous garantir le progrès social, la prospérité économique et le vivre-ensemble auxquels nous aspirons et que, nous méritons. Jabuutaay Ilaahay ha kula jiro. Bonne chance Djibouti!

Chers compatriotes, par la présente je ne renonce nullement à mon activisme social originel. Bien au contraire! Hélas, l’énergie et donc le pouvoir d’une personne humaine sont limités. Il faut faire des choix déchirants quand on ne peut répondre à tous les besoins. Je trouve qu’il y a assez de politiciens et d’aspirants pour la politique. J’ai donc décidé de réorienter mon combat (ou disons plutôt mon militantisme citoyen). J’ai décidé de revenir à mes premiers amours : l’école, la classe… un terrain laissé tristement désert. J’ai décidé de revenir en classe, là où je serai le plus utile pour les générations non seulement présentes et mais aussi, et surtout, futures!

Et, thanks God, cela est possible. Même si je suis loin du pays, heureusement, les nouvelles technologies peuvent nous affranchir des barrières de la distance et du temps. Dans ce projet, le pixel sera la craie et l’écran, le tableau.

Ma décision est donc prise: adieu politique et partisanerie, bons retrouvailles merveilleux du monde de l’Éducation. Bien sûr, ce nouveau projet a aussi besoin de têtes et de bras. C’est pourquoi toute personne désireuse de contribuer d’une quelconque façon est, et restera toujours, la bienvenue. Enseignants (ohé les anciens!), artistes, écrivains, sociologues, médecins, juristes… Vous êtes les bienvenus.

Pendant la durée du montage de ce projet, la rédaction de Djiboutii.net restera officiellement suspendue jusqu’à nouvel ordre mais mon blog sera toujours actif pour préparer le terrain à ce projet de retour en classe.

Un dernier point réconfortant à souligner. Même s’ils restent cachés dans le brouhaha des grands-parleurs-petits-faiseurs, il existe encore des djiboutiens qui livrent un travail acharné sur différents terrains et qui sont capables d’impressionner et d’inspirer. J’en ai rencontré plusieurs à Ottawa/Gatineau et dans le net (je ne les nommerai pas tout de suite). Parmi eux, un ancien collègue qui œuvre sans limite pour la sensibilisation à la préservation et à la protection de notre environnement naturel exceptionnel fragilisé par différents facteurs. Je ferais un dossier un dossier sur le bénévolat et l’engagement communautaire dans mon blog personnel ou dans la future école où j’entend officier de nouveau : Djiboutii.net.

Et le mot de la fin? Mon prochain article sera la publication des extraits d’une longue lettre que j’ai envoyé à qui de droit quand j’étais chef de la Cellule informatique de l’éducation nationale car le présent, c’est déjà passé.

À bientôt.

HASSAN A. ADEN
Hassan.aden@ncf.ca

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**** NOTES
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(1) Un hymne djiboutien pour l’Éducation. La troupe Carrey ou Gacan-Macan? J’ai oublié qui a chanté ce chant qui enhardissait les jeunes et les moins à fréquenter en masse l’école.

(2) Jabuutaay Ilaahay ha kula jiro (en langue somalie) est la première prière qui m’est passée dans la tête quand je créais l’en-tête du site Djiboutii.net et veut dire en gros : Djibouti, que Allah te vienne en aide.

(3) Bébittes désigne un insecte quelconque au Québec
source : http://fr.wiktionary.org/wiki/bibitte

(4) Prière de vous reporter à l’explication au sens de chacun de ces néologismes en  anglais en cliquant dessus.

(5) Casho littéralement dîner était le seul vrai repas servi dans le temps chez les nomades dont sont issus la grandes majorité des djiboutiens est de nos jours utilisé pour illustrer tous les biens bien acquis (souvent mal) grâce au pouvoir.

(6) TFAI (ou Territoire Français des Afars et des Issas): nom de pays entre 1967 et 1977. Voici plus d’infos à ce sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/TFAI

(7) Burca-Kibir (Bura-kibir) Nom populaire donné au Quartier 7. Les premières constructions de ce quartier ont été érigées à la fin des années 50 sur les dunes (burco, en langue somalie) qui formaient la limite sud de la ville de Djibouti à l’époque. Le mot kibir (orgueil, en langue somalie) fait sans doute référence aux petits fonctionnaires et soldats de la colonie qui formaient les premiers propriétaires de premières constructions en planches de bois finies de toile de jute blanchie à la chaux le tout sous une toiture de tôle ondulée scintillante les premières semaines. Ces constructions «modernes» «regardaient d’en haut» (contrastaient avec) les huttes construites en branchages et autres matériaux de récupération par le plus pauvres.

(8) Être tanné: Outre ses significations d’usage, cet adjectif qualifie au Québec un état d’exaspération limite : en avoir marre (ex : être tanné c’est être exaspéré au possible).
Source : http://www.dictionnaire-quebecois.com/definitions-t.html

(9) «Baasta duuga / duuga baasta» littéralement spaghetti + sauce / sauce + spaghetti est un satire emprunté à Salem Zeid. Même les vidéos de son humour caustique circulent en grand nombre sur Youtube, bien peu de choses ont été écrites sur ce grand artiste djiboutien. Puisse Allah le loger à Janat-al-Firdaus. J’ai retrouvé ce message publié à sa mort dans les colonnes de La Nation (voix du gouvernement de Djibuti):

Djibouti – 30/07/2009 -
Le comédien Salem Zeid dit Hanjo bouf est décédé ce jeudi à l’hôpital Peltier, à l’âge de 61 ans, des suites d’une longue maladie.

Humoriste, parolier et interprète, Salem Zeid était l’une des figures marquantes de la vie culturelle djiboutienne.

Le regretté défunt, qui avait commencé très tôt sa carrière d’artiste, n’a cessé de s’illustrer dans ses nombreux rôles au théâtre national, toutes langues confondues.

Apprécié pour ses calembours et ses blagues parfois satiriques, Salem Zeid était un artiste hors-pair dont la disparition constitue une perte immense et irréparable pour le milieu culturel du pays. Il laisse derrière lui une épouse, huit enfants et de nombreux petits-enfants.

Aussitôt après l’annonce de sa mort, le ministre de la communication et de la culture, chargé des postes et des télécommunications, M. Ali Abdi Farah, a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.

Source ADI

De plus, voici une vidéo mettant en vedette Salem Zeid et d’autres stars dont Gafaneh (AHUN)…

(10) La mouche noire est un insecte à la piqure très désagreable qui risque de désorienter certaines proies comme les chevreuils. Le lien suivant donne plus d’infos : http://sciencepourlepublic.ca/fr/feature/past-features.aspx?id=32

Djibouti24: Outil falsificateur ou jouet fantomatique de la dictature?

CourrierDjibouti24 se présente comme la victime d’un vaste complot .Pour mieux démontrer à son auditoire qu’il est victime d’un ostracisme, il s’en est ensuite pris aux sympathisants de l’USN. Pour conclure, il avance que sa liberté d’expression est en danger en raison d’un certain nombre de pressions de la part de l’oppostion djiboutienne.Là encore, sa prise de parole ne semble pas vraiment correspondre aux faits. Je lance un défi aux administrateurs de Djibouti24 de prouver le contraire.

De quelle démocratie parlez-vous? De celle qui refuse le débat d’idées, dont on sait qui sont les vrais responsables? Pourquoi avez-vous supprimé le post (Me Aref: Caniche de la dictature ou bouffon écervelé?)? Vous allez probablement être capable de m’expliquer, vous qui êtes intelligent, comment voulez-vous avoir un discours cohérent, quand censurer « un article » est passible du déni de liberté d’expression au regard des facebookois?

Bienvenue dans le monde de Djibouti24: où le mensonge est la norme, où le dogme est le crétinisme.Eh oui ! Votre seule stratégie est de vivre dans l’instant, et d’ériger le mensonge social comme idéologie dominante devant imprégner tous les niveaux du corps social, pour fétichiser des valeurs dépourvues de contenu comme la « transparence », l’«éthique», le «contrôle citoyen» ou la «vérité».

Pire, vous êtes l’as-sa-sin de la liberté, de la démocratie et de la conscience.De quoi vous avisez-vous, de dire que tous les préposés opposants (sans faire la moindre exception) sont des sangsues du peuple, des fripons, qui semblent n’avoir en dépôt la puissance du dictateur que pour la rendre détestable? Quoi! L’écrivain Abdourahman A Waberi, Mohamed Kadamy, Mahdi Ibrahim Ahmed God , Kassim Ahmed Dini , Ali Coubba et Daher Ahmed Farah pour ne citer qu’eux sont des coquins suivant vous?

Belle vision!Djibouti24, soyez le favori du dictateur ; servez-le, j´y consens, quoique votre talent et vos posts pussent être plus dignement employés; mais ne soyez son apologiste ni de bouche, ni d´esprit, ni de cœur. Comment lui faire comprendre l’obstination, le refus de compréhension des lyncheurs d’hier, aujourd’hui sous le coup des lapidations des autres, d’assumer les principes dont Djibouti24 se targue être le dépositaire?

Pourquoi semble t-il si difficile aux uns de comprendre qu’au nom de la chère liberté, le peuple djiboutien a le droit aussi de défendre ses valeurs lorsqu’elles sont bafouées par le dictateur? Pardon son guide providentiel devrais-je dire !

Descartes disait «le bon sens est la chose du monde la mieux partagée». Et au nom de ses valeurs, IOG n’a-t- il pas violenté son peuple sous prétexte qu’il veut faire partager son «bon sens» ? Népotisme, déprédations multiples, exterminations, génocide, sont-ce pas là des exemples des conséquences de cette défense des valeurs de liberté si chères à Djibouti24?

Quelle hypocrisie ! Djibouti24, ce faisant le chantre de la dictature, vient encore de donner une preuve de son manque de maturité qu’il cache sous des grands principes de liberté d’expression et autres concepts pompeux pour sa bonne conscience, mais qu’il est incapable d’assumer. Oui ! cette incapacité à respecter sur son propre sol, les valeurs qu’il prétend incarner et qu’il va imposer de force à d’autres.

Si la liberté d’expression n’est pas donc un vain mot dans cette société dont l’hypocrisie et les contradictions sont les caractéristiques essentielles, pourquoi toute cette bronca orchestrée par Djibouti24 sur Daher Ahmed Farah. Le versatile –Djibouti24 – comme tous les adeptes du flou, de la mauvaise foi et du mensonge nous en donne une explication fort intéressante et révélatrice; ce n’est pas pareil, ce que DAF a fait est odieux, abominable bref inqualifiable, d’ailleurs nul comparable à ce qui se passe.

On croirait entendre Jacob Neusner lorsqu’il affirmait « L’holocauste mal unique n’a pas seulement pour conséquence de donner aux juifs un statut à part, il leur donne un droit sur les autres”. Je n’en pouvais plus de supporter l’attitude de Djibouti24 et ses acolytes à l’égard de leurs contradicteurs : dénigrement systématique, évaluations injustes, calomnies, amalgames et j’en passe.Ces « accusations » étant susceptibles de paraître complètement ridicules aux communs des mortels et aux facebookois, Djibouti24 ne reculant devant rien n’hésite pas à avancer un argument assez savoureux pour expliquer l’acharnement par cette secte dangereuse de la destruction de l’Etat despotique djiboutien.

Quelle arrogance! Moquerie, sermon sur l’art d’être fort, froideur agressive, condescendance autant d’armes qu’ils peuvent utiliser et qui ne manqueront pas d’atteindre leur victime. La moquerie dans ce cas n’est qu’une tactique employée pour dévaloriser l’adversaire, le ridiculiser aux yeux des facebookois de bonne foi et qui seraient tentés par l’aventure.La contestation externe peut exister. La contestation externe peut être éliminée préventivement (par exemple le manipulateur – Djibouti24 – peut dresser une liste des personnes qu’il ne faut pas que le commun des intervenants fréquente).

La meilleure façon , pour Djibouti24, d’imposer une idée, c’est de la répéter sans l’expliquer (cf le trucage des photos d’ Amin arts / les émeutes post electorales du Kenya), si possible avec le sens de la formule, de façon à ce qu’elle devienne un stéréotype.Les ragots rapportés sans contrôle sont retranscrits scrupuleusement par Djibouti24 avec comme objectif évident de dédramatiser la situation.La propagande de Djibouti24 , est une de ses armes de guerre les plus efficaces (ça se fait là-bas et en plus, on est payé pour ça !). C’est triste d’être monnayable ; la dignité est beaucoup plus chère qu’une bouchée de pain, mais dans la façon de voir, se projette la façon d’être.Et l’on pense, à ce sujet, aux vers fameux d’Aragon : « Les yeux bleus de la Révolution (nazie, dans ce cas) brillent d’une cruauté nécessaire. »

Djibouti24 s’empêtre jour après jour dans ses mensonges , il a le culot de nier la nature génocidaire de son régime.Mercenaire des idées, il n’a cessé, contre vents et marées, de défendre un régime enfoncé dans la boue jusqu’au cou. Maître dans l’art de transformer en fiction des réalités ou le contraire, dont l’empire n’a de limites que celles de l’imaginaire, ne comptez pas sur lui pour vous révéler  » les secrets  » du régime despotique.

Mohamed Qayaad

Les djiboutiens d’Ottawa manifestent

acsaomanif27avr2013pic1_smallComme prévu, ce samedi 27 avril 2013, les djiboutiens d’Ottawa se sont rassemblés devant la flamme du centenaire de la colline du parlement du Canada. Ils se sont réunis manifester leur soutient aux dizaines de leaders politiques et aux centaines de simples citoyens emprisonnés depuis le hold-up électoral du 22 février 2013.

Ont participé à la manif (qui s’est déroulée dans l’ordre et la discipline, des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes, des enfants… Ils étaient là pour dénoncer le régime stalinien de Ismaël Omar Guelleh (IOG) et, pour rappeler leurs responsabilités aux leaders du monde libre car la situation.

À Djiboutii.net, une fois n’est pas coutume,  nous joignons à ces frères et soeurs. Nous disons non aux arrestations arbitraires, nous disons non au vol de la voix des urnes. Le combat de l’opposition (pluriel) au régime vieux de 36 ans qui saigne à blanc Djibouti, notre pays, est juste. IOG doit emprunter la même route que Moubarak, Ben Ali, etc.

Nous avons créé un album photo de cet événement que nous vous invitons à partager avec nous.

ODDH: COMMUNIQUE DE PRESSE

ODDH logoCondamnation
lourde pour 3 leaders de l’opposition
Djibouti, le 10 mars 2013

Depuis le mercredi 20 mars, veille des élections législatives du 22 février 2013, nous assistons à une utilisation excessive et abusive de la force de police et de la gendarmerie contre des manifestants pacifiques,  des arrestations et détentions arbitraires, des multiples violations des procédures judiciaires mais surtout la revérification d’un passé colonial jamais cicatrisé : apparition des barbelés devant le stade Gouled et présence massive de la police et de la gendarmerie dans la capitale.

Suite à la dénonciation par la coalition de l’opposition regroupée sous l’Union pour le Salut National (USN) des résultats provisoires déclarés par le Ministre de l’Intérieur, le pouvoir en place répond par des intimidations, des arrestations, des emprisonnements voire des condamnations face aux revendications de l’opposition.

C’est ainsi que Abdourahman Barkat God et Guirreh Meidal, membres fondateurs du MoDeL, formation affiliée à l’USN et Abdourahman Souleiman Bachir, personnalité très connue du paysage politico-social du pays ayant apporté son soutien à l’USN, ont été condamnés ce dimanche 10 mars 2013 à 2 ans de prison avec 18 mois ferme et 5 ans de privation des droits civiques. Ces peines lourdes qui frappent ces 3 hommes sont seulement la conséquence de leurs engagements politiques. En effet, cette décision injuste et inique qui touchent des hommes qui pour la plupart apparaissent aux yeux des Djiboutiens des modèles d’intégrité et d’abnégation, n’est que le verdict d’une justice crépusculaire.

D’autre part, Yacin Abdillahi Boulaleh, employé de Djibtelecom, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis alors que la présentation au parquet de Daher Ahmed Farah (DAF), président du MRD et porte-parole de l’USN et Maydane Abdallah, membre du MRD, a été reportée pour vice de procédure pour le mercredi 13 mars 2013.

  • L’ODDH condamne avec force la poursuite des intimidations, des arrestations et des détentions illégales des simples citoyens, des militants de l’opposition et des opposants depuis le 22 février 2013.
  • L’ODDH dénonce l’utilisation des tribunaux complaisants pour condamner 3 leaders de l’USN à des peines lourdes sur des accusations sans fondement dont l’objectif est d’éliminer de la scène politique certaines personnalités de l’opposition.
  • L’ODDH appelle au pouvoir public à trouver des voies et moyens pour sortir de l’impasse politique actuelle.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.

Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil

Les manifs se poursuivent.

Vendredi dernier (8 mars 2013) dans un court article intitulé « Contre le vol des urnes, les manifs se poursuivent à Djibouti », nous vous avions présenté une vidéo format timbre-poste et incomplète sur les manifs qui se poursuivent à Djibouti. Nous avons pu retrouver cette vidéo en plus grand format et vous la présentons ci-dessous.

USN: COMMUNIQUE DE PRESSE

USNArrestations quotidiennes des dirigeants et militants de l’USN

L’hystérie répressive du régime fraudeur d’Ismael Omar Guelleh est à son comble depuis notre rejet des résultats falsifiés des législatives du 22 février 2013.

Ainsi, cet après-midi vers 16h, notre porte-parole Daher Ahmed Farah a été arrêté pour la enième fois sans mandat à son domicile par des policiers de la brigade criminelle. Dans la soirée les policiers sont revenus vers 21h45 au même endroit pour arrêter tout aussi arbitrairement sans mandat ni convocation un autre dirigeant de l’USN, Meydaneh Abdallah Okieh. Arrestation musclée dirigée par le capitaine Abdallah Mohamed Abdallah, au cours de laquelle les forces de répression ont fait usage de grenades lacrymogènes. Meydaneh a été brutalisé au moment de son transfert vers une destination inconnue.

L’USN condamne fermement les arrestations arbitraires et brutalités policières à l’encontre de ses militants et dirigeants et demande la libération immédiate de son porte-parole Daher Ahmed Farah et de tous les prisonniers politiques.

Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’USN

ODDH: COMMUNIQUE DE PRESSE

ODDH logoMail: oddh.djibouti@gmail.com
Compte Twitter: @ODDH_Djibouti

Placement de Barkat, Bachir et Guirreh en mandat de dépôt à la prison Centrale de Gabode

Abdourahman Barkat God et Guirreh Meidal, tous deux membres fondateurs du MoDeL ainsi que Abdourahman Souleiman Bachir ont été placés en mandat de dépôt à la prison centrale vers 14h30 ce mercredi 27 février 2013. De même Youssouf Guedi, professeur au collège et Awad Moussa, employé à l’ANPI (Agence Nationale pour la Promotion des investissements) sans étiquète politique, ont été eux aussi mis en mandat de dépôt à Gabode.

Harcèlements et arrestations des membres de l’opposition

Une chasse aux sorcières contre certains responsables et militants de l’USN (coalition de l’opposition). Cette chasse à l’homme touche principalement les jeunes issus de la société civile regroupés sous la formation MoDeL (Mouvement pour le Développement et la Liberté) affiliée à l’USN. Les arrestations ciblées d’enseignants, de cadre de l’administration, de travailleurs indépendants, … ne touchent que les membres du MoDeL. Une stratégie aussi vieille que le monde.

Les arrestations en masse ou ciblées ainsi que les incarcérations sont devenues monnaie courante.. Chaque heure apporte son lot d’emprisonnements et de placement en détention. C’est ainsi que ce matin vers 5h30 la police fait une descente au quartier Barwaqo (quartier de Balbala) arrêtant ouvriers, enseignants, étudiants, simples ouvriers, … sans distinction.

Un jeune touché par balle toujours hospitalisé

Nous avons appris ce matin qu’un jeune touchee par balle est actuellement hospitalisé en réanimation à l’hôpital de Balbala. Nous ne disposons pas d’information sur son état de santé.

A l’heure où nous mettons sous presse ce communiqué nous sommes toujours dans l’incapacité de vous donner un chiffre exacte des arrestations effectuées par la police depuis le dimanche 24 février. En termes d’estimation on doit frôler dans les milliers.

L’ODDH appelle le pouvoir à cesser cette répression tout azimut et à ouvrir très rapidement un dialogue avec l’opposition.

L’ODDH exhorte la communauté internationale à sortir de son silence en prenant ses responsabilités.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.

Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil

Djibouti : Arrestations massives d’opposants au lendemain des élections

 (Alwihda) Djamil Ahmat – 26 Février 2013 modifié le 26 Février 2013 – 01:26

Depuis hier les autorités djiboutiennes mènent une vague d’arrestation sans précédent à Djibouti, la quasi-totalité des leaders de l’opposition ayant été arrêtés ou placés en résidence surveillées.

PARIS, France, 25 février 2013/African Press Organization (APO)/ – La FIDH et son organisation membre, la Ligue djiboutienne des droits Humains (LDDH), s’inquiètent des arrestations massives de membres de l’opposition, à Djibouti deux jours après des élections législatives marquées par de très nombreuses irrégularités entachant leur crédibilité. Alors que doit se tenir dans l’après-midi un meeting d’information de l’opposition, la FIDH et la LDDH interpellent les autorités djiboutiennes pour qu’il ne soit pas fait un usage disproportionné de la force publique, qu’elles stoppent immédiatement la vague d’arrestation en cours et libèrent les personnes arrêtées.   Depuis hier les autorités djiboutiennes mènent une vague d’arrestation sans précédent à Djibouti, la quasi-totalité des leaders de l’opposition ayant été arrêtés ou placés en résidence surveillées. Ainsi, M. Ahmed Youssouf, président de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) et M. Ahmed Dini, président du Parti populaire djiboutien (PPD), ont été arrêtés ce matin vers 10h30. M. Ahmed Youssouf Houmed, président de l’Union pour le salut national (USN) et Ismaël Guedi Hared, tête de liste de l’USN pour la circonscription de Djibouti-ville, ont été arrêté et conduits au Commissariat de police de la capitale sous la responsabilité du colonel Omar Hassan, chef de la sécurité publique. Ils viennent d’être libérés. Pour sa part, M. Sougueh Ahmed Robleh, le président du Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel), formation membre de l’USN, est détenu au commissariat de police de la cité Hodane dans la quartier périphérique de Balbala avec trente partisans de l’USN. M. Daher Ahmed Farah dit « DAF », président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole des partis d’opposition a, quant à lui, été placé ce matin sous résidence surveillée. La veille, M. Abdourahman Mohamed Guelle, le Maire de Djibouti et deux de ses adjoints, MM. Ali Mohamed Dato et Aden Dalieh Dirieh ont eux aussi été arrêtés, conduits au commissariat central de police de la capitale puis libérés après avoir été interrogés par le chef de la police, le colonel Abdillah Abdi Farah, sur le meeting d’information de l’USN prévu pour le lendemain.   En outre, 120 partisans de l’opposition ont été arrêtés dans la nuit du 24 au 25 février et sont détenus au centre de retenue administrative de Nagad. 7 militants de l’opposition arrêtés la même nuit au quartier 7 bis et au Vieux Balbala (Balbala Caadi) demeurent toujours non-localisables. En effet, plusieurs témoins ont affirmé que dans la nuit du 24 au 25 février, l’armée, notamment la Garde républicaine, la police et la gendarmerie, s’étaient largement déployés dans la capitale et avaient bloqué tous les accès de plusieurs quartiers populaires de la capitale dont le quartier de Balbala et que la police et la gendarmerie avaient procédé à de nombreuses arrestations.   En dépit de cette vague d’arrestations, des milliers de militants de l’opposition doivent se retrouver cet après-midi à 15 heures aux alentours de l’Avenue Nasser, prêts à prendre part à un meeting d’information qui a été interdit par le Ministre de l’intérieur.   « Ces arrestations jettent le discrédit sur la légalité du scrutin législatif et sur la volonté des autorités de permettre un réel pluralisme politique. Il est impératif que les arrestations, les actes de représailles et d’intimidations cessent, et que soit garantie la liberté de manifestation à Djibouti » a déclaré Paul Nsapu, Secrétaire-général de la FIDH.   Les élections législatives se sont tenus le 22 février 2013 dans un climat tendu et, selon les résultats donnés par le ministre de l’Intérieur Hassan Darar Houffaneh, ont été remportées par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), la coalition des partis au pouvoir, qui empocherait 80% des 65 sièges de députés selon la nouvelle loi électorale. Pour la seule ville de Djibouti où vivent les trois quarts des habitants du pays, “l’UMP a eu 49,39% des voix contre 47,61% pour l’opposition”, a-t-il déclaré à la presse.   Des observateurs ont toutefois relevé de nombreuses irrégularités au cours des opérations électorales qui semble avoir été marquées par de nombreuses fraudes, en particulier dans les villes Obock, Tadjourah et Dikhil : manque de cartes électorales, expulsion des représentants de l’opposition des bureaux de vote, présence de la Garde républicaine à l’entrée de bureaux de vote, filtrage des entrées par des militants du parti au pouvoir, « bourrage » d’urne à l’issue du scrutin, etc.   La FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, et en particulier l’Union africaine (UA), la Ligue des États arabes (LEA), l’Organisation de la conférence islamique (OCI), et l’Autorité intergouvenementale pour le développement (IGAD) dont des observateurs électoraux ont été dépêchés dans le pays ; la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples ; les Nations Unies et l’Union européenne à : • dénoncer les pratiques contraires aux droits humains du pouvoir djiboutien particulièrement dans le contexte post-électoral actuel ; • se prononcer sur les conditions d’exercice du vote et la validité du scrutin ; • rappeler les autorités djiboutiennes à se conformer à leurs engagements régionaux et internationaux ; Contexte Pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition djiboutienne avaient décidé de prendre part aux élections législatives. Réunis depuis un mois au sein de l’Union pour le salut national (USN), plusieurs de leurs représentants ont, depuis lors, eu à faire face à des arrestations et détentions arbitraires, actes de harcèlement et autres formes d’intimidation. Depuis son retour d’exil le 13 janvier 2013, Daher Amhed Farah, président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD), et porte parole de l’USN a été arrêté à quatre reprises.   Depuis plus de dix ans, les opposants, les syndicalistes, les défenseurs des droits humains et les citoyens subissent une répression continue à Djibouti, qui s’intensifie à l’approche de chaque élection. Lors de la présidentielle d’avril 2011, le bilan de cette répression a été le plus lourd de toute l’histoire du pays : plusieurs dizaines de jeunes manifestants tués, des centaines d’autres arrêtés et détenus durant des mois.