La mascarade électorale des législatives à Djibouti et la validation franco-européenne

La mascarade électorale des législatives à Djibouti et la validation franco-européenne

Régis Marzin, article pour Tribune d’Afrique du 12 mai 2013
Les mascarades électorales dans les dictatures en Afrique sont si nombreuses, qu’elles n’étonnent plus personne. La fraude est d’ailleurs consubstantielle de la dictature. Un dictateur tient le pouvoir par la répression et pas par les urnes, par définition. Pour coopérer avec des régimes non-démocratiques pour protéger des intérêts, les puissances démocratiques, n’ont pas le choix : il faut bien souvent faire semblant que les dictatures n’existent pas.

Des dirigeants européens oublient parfois que la démocratie ne s’explique que par l’existence de son contraire. Par ailleurs, l’organisation des scrutins devient nécessaire pour continuer à participer au concert des nations sans être stigmatisé et rejeté. La mise en œuvre de la falsification, de la théâtralisation, et de la validation externe des fraudes s’est donc installée depuis 20 ans dans les us et coutumes.
Cependant, la démonstration des fraudes est indispensable, parce qu’il y a plusieurs type de fraudes, parce qu’une partie des régimes ne sont pas encore pleinement installée dans la dictature durable, et qu’une partie des régimes dictatoriaux s’assouplissent et connaissent des progrès à considérer. Le type de fraude caractérise aussi le type de dictature. Une majorité des régimes concernés, les plus durables, sont capable de créer des fausses oppositions, de corrompre des oppositions, pour n’avoir aucune opposition valable le jour d’un scrutin. Le Togo et Djibouti sont des exceptions dans le fait que les oppositions soient correctement organisées et suffisamment unies pour vaincre électoralement un dictateur et son parti. Pour rester en place, le tyran n’a pas le choix que d’inverser le résultat et de réprimer. Il doit aussi s’assurer que des observateurs extérieurs ne viendront pas contester l’inversion du résultat. C’est ce qu’à brillamment réussi Ismaïl Omar Guelleh avec les législatives du 22 février 2013.
La préparation de la fraude s’est basée sur le système dictatorial en place. Par exemple, des espions du régime surveillent la population au quotidien et l’empêchent de soutenir l’opposition. Une sanction habituelle est de perdre son travail. Le peuple djiboutien a beaucoup espéré ajouter son wagon au train du printemps arabe, alors, Guelleh a interdit toute manifestation du printemps 2011 au 22 février 2013, allant jusqu’à tirer sur des manifestants. Le dernier mort avant le scrutin datait de janvier 2013. Certains partis politiques ont été interdits ou délégalisés (MRD, Model, RADD)[1].
Quelques semaines avant les législatives, l’opposition unie, l’Union pour le Salut National, ne savait pas si l’armée ne tirerait pas de nouveau à la première contestation. Reporter Sans Frontières a parfois du mal à trouver des exemples de journalistes pour illustrer l’absence de liberté de la presse [2]: il est quasiment impossible d’être journaliste à Djibouti. Le gouvernement soutient quelques media médiocres qui se recopient les uns les autres. Des media résistent sur internet difficilement et avec du retard sur les autres pays d’Afrique.

Avec la création d’une nouvelle coalition fin 2012, l’Union pour le Salut National, l’opposition s’est unie au maximum ou presque avec comme priorité d’installer de chasser le clan de Guelleh au pouvoir depuis 1999. Pour affaiblir ses adversaires, le président a mis en place une stratégie diplomatique et de propagande dont les divers points ont plus ou moins fonctionné, mais ont été suffisants pour permettre le ballet théâtral de la caution extérieure.
Il a essayé de jouer avec la peur de l’Islam des occidentaux en mettant en place un double jeu soutien-répression des partis les plus islamiques. Il a diversifié les relations diplomatiques avec de nombreux pays, y compris la Chine qui l’a soutenu en particulier au travers de l’agence de presse Xinhua, pour montrer qu’il ne dépendait pas de l’Europe et des USA. Surtout, il a fait valoir les intérêts occidentaux au niveau militaire en favorisant l’utilisation de Djibouti dans le traitement européen de la crise somalienne. Sentant la faiblesse de Hollande et sa dépendance aux militaires au moment de l’intervention au Mali, il a, comme bien d’autres, signalé son soutien.
Le type de scrutin des législatives de Djibouti semble avoir été inventé pour permettre les fraudes. La différence entre une présidentielle et des législatives, c’est que dans une présidentielle, il y a centralisation maximale des résultats et donc fraude maximale possible pendant le transfert et le rassemblement des résultats par les services de l’Etat. Dans des législatives classiques, la fraude est plus difficile. C’est pourquoi, le scrutin de liste majoritaire à un tour est utilisé à Djibouti. Un scrutin de liste majoritaire ou scrutin majoritaire plurinominal de listes de partis est un système de vote par liste.
Chaque parti propose une liste et l’électeur choisit une liste. La liste ayant obtenu une majorité de voix obtient tous les sièges. Cela oblige à passer par le Ministère de l’intérieur qui rassemble les résultats de plusieurs circonscriptions pour désigner le parti qui arrive en tête et gagne plusieurs députés. Les seules élections pluripartites, depuis l’indépendance s’étaient déroulées en 2003, avaient déjà été fraudées de cette manière : l’opposition unie (UAD), avait obtenu plus de 50% des voix, son score avait été rabaissé à 40% des voix et le régime s’était attribué la totalité des sièges. Aucune revendication n’étant acceptée, les élections suivantes avaient été boycottées, et, une grande partie des leaders s’étaient exilés.

Pour l’élection de 2013, il était évident qu’il se préparait une nouvelle inversion de résultat. L’opposition tablait sur la contestation y compris juridique pour obtenir des avancées et un affaiblissement du régime. L’enjeu réel était aussi dans le rapport de force à créer dans la rue et à l’international, entre contestation et répression. Pour donner le change, Guelleh avait consenti une dose de 20% de proportionnelle, qui permettait d’estimer qu’il lâcherait 10% d’élu-e-s à l’opposition. C’est exactement ce qui ressort du résultat officiel. Cela lui permet d’argumenter dans le sens d’un progrès vers la démocratie.
Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius a donné son avis définitif fin avril : « La France est attentive à ce que l’opposition ait un droit d’expression garanti, et à ce qu’elle ne fasse l’objet d’aucune menace ou intimidation de la part du gouvernement, ayant toujours estimé qu’il était préférable qu’elle participe à ces élections pour mieux se faire connaître auprès des Djiboutiens et contribuer de manière positive à la vie démocratique. La France poursuivra auprès des autorités djiboutiennes comme auprès de l’opposition le travail d’accompagnement vers la démocratie. »[3] 10% d’élu-e-s au lieu de 0% ne montre pas un engagement vers la démocratie, mais facilite un jugement plus positif des diplomates. Malgré des efforts certains dans cette réponse au député écologiste Noël Mamère, Laurent Fabius ne s’inquiète que trop peu de l’inversion du résultat.
Au moment du scrutin du 22 février 2013, il n’y a eu guère de doutes possibles sur l’inversion des résultats. Le 9 mars 2013, le comité de soutien à l’USN en France avait écrit une lettre ouverte à Laurent Fabius pour lui préciser le mode opératoire [4]: « Le jour du vote, le gouvernement djiboutien a employé la violence pour expulser les délégués USN des bureaux de vote. De nombreux bourrages d’urnes ont été observés, particulièrement dans les régions du nord (Obock, Tadjourah), du sud-est (Dikhil) et du centre (Arta). Pour la région d’Ali-sabieh et de Djibouti-ville, selon les résultats constatés par l’USN dans les bureaux de vote, la victoire de l’USN est sans appel avec 55,81% des voix contre 41,55% à l’UMP et 2,64% au CDU.

Dans la soirée du 22 février, au quartier général de l’UMP, la déconvenue était visible. Une équipe de journalistes de la Radio Télévision de Djibouti (RTD) s’est rendue au quartier général de l’USN et a constaté la joie du peuple de Djibouti. De hauts responsables de l’Etat ont commencé à congratuler des dirigeants de l’USN qu’ils ont croisés dans les couloirs du Ministère de l’intérieur. Ces résultats sortis des urnes et connus de tous, ont ensuite été manipulés au ministère de l’intérieur et tard dans la nuit, aux environs de deux heures du matin, la RTD a égrené les résultats de 124 bureaux de vote de la ville de Djibouti. Les résultats de quarante et un d’entre eux ont été changés. Dans dix-neuf bureaux de vote, les fraudeurs ont inversé les scores en attribuant les chiffres de l’USN à l’UMP et vice versa.
Dans quinze autres bureaux, les scores de l’UMP ont été tout simplement majorés. Enfin dans les sept bureaux restant, les suffrages de l’USN ont été réduits tandis que les nombres des voix en faveur de l’UMP ont été augmentés. Au petit matin, à 5 heures, les journalistes de la RTD ont interrompu leurs annonces et ont cédé l’antenne au ministre de l’intérieur. A la grande stupeur de tout le monde, le ministre de l’intérieur a prononcé le résultat en accordant la victoire de Djibouti ville à l’UMP avec 49,39% de voix contre 47,61% de voix en faveur de l’USN et a crédité le CDU de 2,98% de voix. » L’opposition est la seule à avoir publié des résultats détaillés par bureau de vote, dans son recours au Conseil constitutionnel, le 28 mars[5]. Ce même Conseil constitutionnel le 13 mars s’était contenté de résultat par circonscription[6].

L’inversion des résultats n’aurait pas été possible sans la complicité d’acteurs extérieurs. Les premiers à être intervenus sont des institutions pas spécialement en faveur de la démocratie. Une observation trop peu étendue a été organisée par l’Union Africaine, la Ligue Arabe, l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et l’Autorité Intergouvernementale pour le Développement (IGAD). La combine principale était de n’observer que d’une partie du processus : les observateurs complaisants se sont contentés de commenter le déroulement dans une partie du pays et dans les bureaux de vote, alors que l’inversion du résultat s’est faite en aval au Ministère de l’intérieur. L’arrangement était évident dès le 25 février[7].
Pour la suite, Guelleh devait éviter que des chancelleries occidentales ne viennent dénoncer l’inversion du résultat. Le 4 mars, l’ambassadeur de France, René Forceville, a été cité dans les media du gouvernement sans possibilité de retrouver l’intégralité du discours et sans que la diplomatie française ne prenne ensuite la peine de démentir et de dénoncer la validation par citation. Il aurait, selon les media du pouvoir, déclaré le 4 mars qu’il n’y avait pas eu de fraudes visibles dans les bureaux de vote[8], ce qui était vrai uniquement pour les grandes villes et ne tenait pas compte de la fraude à la publication des résultats.
Pour l’Union européenne, le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine‎ Ashton, a demandé le 12 mars de « procéder à une publication rapide et transparente des résultats du scrutin »[9] et de faire des recours par voix juridique. Elle oubliait habilement d’exiger le détail par bureau de vote. Le Conseil constitutionnel s’est contenté de publier les résultats par circonscriptions, sans détail par bureau de vote, et a refusé les recours pour des raisons obscures.
Ainsi, ni la diplomatie française ni la diplomatie européenne n’a critiqué l’irrespect des normes internationales et n’a condamné l’inversion du résultat. Les discours sur les droits humains, pour la libération des opposants, certes importants, ont pris le relais, sans rien impliquer d’essentiel.
Cette validation implicite franco-européenne d’une mascarade électorale s’est faite alors qu’aucun des 2 acteurs n’était responsable de l’ensemble du processus électoral[10]. La reprise immédiate de la coopération militaire a souligné l’indifférence franco-européenne pour la démocratisation de Djibouti. Le 4 mars 2013, du secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Maciej Popowski, est arrivé pour faire le point sur les élections législatives, alors qu’il est responsable pour le SEAE « de la politique de sécurité et de la prévention des conflits », de questions militaires, sans aucune responsabilité sur les processus électoraux. Dès le 10 avril, la marine française et la marine américaine reprenaient les exercices avec l’armée djiboutienne[11].
L’Union européenne teste actuellement ses capacités d’intervention collective dans la lutte contre la piraterie en Somalie et dans la formation de l’armée malienne. Au niveau européen, l’enjeu est important et historique. Après la rédaction d’un Livre Blanc sur la Défense à Paris, suite à l’intervention au Mali, les lobbies militaristes français essayent de pousser l’Union européenne vers un débat sur la politique européenne qui serait très influencée par les intérêts industriels et militaires. Malheureusement, les problématiques de défense en France et en Europe sont venues éliminer les espoirs des djiboutiens de ce côté-là aussi. Les démocrates djiboutiens n’attendaient pas de l’Etat français et de l’Union européenne qu’elle lui permette de faire partir Guelleh, elle attendait un soutien de principe à la démocratie et non pas au dictateur.
La répression a été féroce depuis le 22 février. Les associations de droits humains très actives sur Djibouti ont dénombré au moins 6 morts entre le 22 février et le 18 mars[12]. De nombreux opposants ont été arrêtés arbitrairement. Bien que la plupart ait été libérés, plusieurs restent enfermés dans des conditions difficiles. Début mai, sont enfermés Daher Ahmed Farah dit DAF, président du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) et porte-parole de l’USN[13], et 3 leaders de l’USN, Barkat, Bachir et Meidal, qui en sont à plus de 2 mois de prison.
Les défenseurs des droits humains sont aussi très menacés. Les voyages à l’étranger des chefs de l’opposition sont actuellement empêchés[14]. Les députés de l’opposition ont décidé de ne pas siéger au parlement désigné par le gouvernement. Ils ont au contraire choisi de mettre en place un autre parlement malgré la répression et la peur qui empêche plus de soutien de la population, et malgré les risques de délégalisation de nouveaux partis politiques.
Aujourd’hui, les discussions semblent continuer sans transparence avec les chancelleries et seule la diplomatie américaine semble aujourd’hui plus critique. Fin avril, Djibouti a passé à Genève, l’Examen périodique universel (EPU) sur les droits humains[15] qui a mis en exergue, tortures, répressions, et absence de liberté de la presse.
Après la période de crise électorale, une lutte de plus longue haleine s’engage qui dépendra beaucoup de la capacité de l’opposition à garder une certaine ‘unité’. Il est difficile de dire si l’opposition djiboutienne entre en 2013 dans un processus similaire à ce qu’ont connu des démocrates togolais quelques années plus tôt. Bien qu’elle jouisse du soutien de la population, elle semble manquer de moyens et d’expérience. Malgré les ambigüités des derniers mois, une étape importante a peut-être été franchie pour sortir du cercle vicieux de la contestation, de la répression et de la peur. La dictature djiboutienne étant construite sur le modèle de la dictature tunisienne, sans soupape et sans compromis, des améliorations pourraient apparaître mais le chemin vers la démocratie et l’alternance sera encore long et sinueux.
Régis Marzin, 8 mai 2013, article pour Tribune d’Afrique du 12 mai 2013

Faut arrêter les exactions à Djibouti.

GuellehCe samedi, les djiboutiens d’Ottawa se rassembleront devant la flamme du centenaire devant le parlement du Canada puis, devant l’ambassade des États-Unis d’Amérique de la rue Sussex pour soutenir les dizaines de leaders politiques et les centaines de simples citoyens emprisonnés depuis le hold-up électoral du 22 février 2013.  Les djiboutiens se rassembleront pour dénoncer le régime stalinien de Ismaël Omar Guelleh (IOG) et, pour rappeler leurs responsabilités aux leaders du monde libre car la situation qui prévaut à Djibouti ne doit laisser personne indifférent.

En effet, depuis le hold-up des dernières élections législatives, les manifestations populaires sont quasi-quotidiennes et le régime d’IOG, comme à l’accoutumée, règle le problème par la violence et la terreur.

Plusieurs exécutions extra judiciaires et des tirs à balles réelles sur des manifestants sans armes ont été signalées plusieurs fois et filmées. Les arrestations et les enlèvements touchant les leaders politiques et les tortures physiques ne se comptent plus. Tout cela a été dénoncé par les djiboutiens et par plusieurs média et organismes indépendants. Mais le régime en place depuis l’indépendance de 1977, lui, n’en fait qu’à sa tête.

J’écris ce court message parce que je ne serais pas de la manif. Je suis en déplacement dans la région de la ville de Québec.

Par ce court message je manifeste ma solidarité pleine et entière à toutes les victimes de l’arbitraire et toutes les personnes injustement détenues dans la sordide prison surpeuplée de Gabode. J’exprime ma solidarité à mon ami Daher Ahmed Farah. J’exprime ma solidarité à Abdourahman Barkat God, à Abourahman Bachir.

Par ce court message, j’exprime ma solidarité à tous les autres dignes djiboutiennes et djiboutiens qui croupissent sans procès dans les commissariats de police, les brigades de gendarmerie ou le sinistre «Centre de Transit» de Nagad pour avoir simplement exprimé leur opinion.

Par ce court message, je dénonce l’arrestation de Faissal Mohamed Hadi et l’intimidation de la famille du grand syndicaliste Farah Abdillahi Miguil (qui était à l’étranger au moment de la «descente»).

Quel homme saint d’esprit va terroriser une mère et ses enfants? C’est clair, IOG n’est plus saint d’esprit. Il vient de démontrer cela pour la énième fois. Quand le pays est endeuillé par de graves (et prévisibles et gérables) inondations et enterre ses morts, il vient de quitter le pays pour l’étranger pour vaquer à ses affaires personnelles, comme si de rien n’était. Est-il saint d’esprit?

Une chose est sûre. Contre lui, les djiboutiens sont déterminés à sauver leur pays du naufrage et le montrent chaque jour qui passe, au pays et à l’extérieur. Ils ont besoin du soutien de la communauté internationale pour éviter la somalisation de la situation.

Hassan A. Aden
hassan.aden@ncf.ca

MRD: Communiqué de presse

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(Ancien PRD)
Cité Poudrière Avenue Nasser /Www.mrd-djibouti.com
Djibouti, République de Djibouti
Djibouti, le 17 mars  2013

Communiqué de presse

L’arbitraire condamne DAF à deux mois de prison ferme pour un «délit imaginaire».

Ce jour, 17 mars 2013, la justice djiboutienne au service du régime dictatorial de Ismaêl Omar Guelleh vient de condamner le Président du MRD et porte parole de la coalition de l’opposition USN, Daher Ahmed Farah à deux mois de prison ferme.

A travers cette condamnation, le régime de Guelleh cherche à réduire en silence la volonté du peuple et des démocrates libres.

Nous disons que cette privatisation de liberté n’arrêtera pas l’Histoire d’un peuple en mouvement décidé à reconquérir sa liberté, sa dignité, son espoir, son avenir et son destin.

Nous condamnons fermement cette incarcération et demandons au régime actuel la libération immédiate et sans condition de notre Président.

Nous profitons pour alerter la communauté internationale sur la situation alarmante à Djibouti après les élections législatives du 22 février 2013.

La cellule Communication
Pour Daher Ahmed Farah
Président du MRD

Viol et violence sur la personne djiboutienne

Mahdi_GodDJIBOUTI
(1ère partie)
VIOL ET VIOLENCE SUR LA PERSONNE DJIBOUTIENNE
La permanence de l’injustice autorise la révolte du peuple.

Il y a de cela bientôt trois décennies que j’ai compris la véritable nature du régime qui nous dirige. Il me semble aujourd’hui que nous devons tous admettre que les agissements du tenant du pouvoir n’est que la continuité d’une politique abjecte depuis l’indépendance. Une politique négative et par nature méchante, incapable de pouvoir réaliser les conséquences de ses méfaits. Ceux qui dirige notre pays depuis l’indépendance ont une nature différente, un état d’esprit différent sur la capacité réelle des Djiboutiens à assumer une transition pacifique du pouvoir. Nos grands-parents ont connu le vote et leurs enfants aussi, chance que n’ont jamais connue les grands pays voisins.

L’indépendance de 1977 était intervenue après celle de la majorité des pays d’Afrique. J’étais hostile à la prise de pouvoir par Gouled comme beaucoup d’autres qui ont rallié le pouvoir vers les dernières années Gouled. Les révoltes et toutes les révolutions militaires nées de la guerre froide n’avaient pas servi de leçon à un Gouled, Président du dernier pré-carré du colonialisme français en Afrique.

A ce jour, nous savons tous que notre pays de moins de 800.000 âmes, même pas un îlot d’un quartier de Londres ou de Paris, n’arrive pas à nourrir deux tiers de sa population. Un peuple dont les citadins de Djibouti-ville vivent dans une Capitale dégradée qui n’arrive pas à assurer à sa population l’énergie électrique et particulièrement l’approvisionnement en eau. Une Capitale assoiffée et dans le noir. Chapeau Gouled/Guelleh…

Une nature particulière au comportement inné de toute dictature obscure et par conséquent sanguinaire et richissime. Je me rappelle au passage des cas de dirigeants africains « inintelligents » évoqués par Jacques Foccard dans ses mémoires. La croyance à la France, à la permanence de leur pouvoir et non à l’accession à leur indépendance. D’où la similitude entre Ismail Omar et Bokassa, Mobutu, Ben Ali et Moubarak et bien d’autres, le cas de Kadhafi et du Yémen étant différends dans une analyse organique des pouvoirs.

Le pré carré français persiste-t-il encore? Si tel est le cas, les révoltes saurons les combattre avec leurs propres armes idéologiques pour se libérer de leurs gardiens, geôliers d’un peuple. Les mensonges ne tiennent plus la révolte est la seule arme contre Ismail Omar Guelleh et ceux qui le soutiennent.

Depuis 1986 à ce jour, soit au total 28 ans sur 37 ans  d’indépendance, il avait dirigé en partie le pays par sous-traitance, sous son oncle, pour enfin disposer totalement des rênes du pouvoir absolu en 1999. L’usure du pouvoir étant ce qu’il est et compte-tenu de la situation politique qui prévaut dans les pays sous dictature permanente (qu’il continue toujours à nier pour Djibouti), l’évolution favorable à une victoire certaine de l’Opposition se confirmait.

J’ai beaucoup écrit et combattu sur le terrain ce régime néfaste, aujourd’hui la critique n’a plus sa place. Je considère que le régime a une fois de plus atteint la limite du tolérable. Le peuple se voit non seulement violé aussi bien physiquement que moralement. Son intégrité corporelle est dépiécée pour avoir exprimé une fois encore son rejet du Rpp dont l’obstination aveugle est conjuguée à l’utilisation disproportionnée de la force par la police et les autres corps de l’armée.

L’usage permanent du mensonge et l’utilisation inconsidérée de la terreur forment le socle principal de la politique d’Ismail Omar Guelleh. Si le choix libre de ses représentants par la voix des urnes est considéré comme un délit grave compte tenu de l’ampleur des violences et répressions de toute nature contre l’Opposition (Dirigeants et militants), je considère que le régime doit mériter une réponse musclée et adaptée à une mise à terme définitif de sa présence au pouvoir. Cette politique sanguinaire ne doit donc plus durer.

La démence de la dictature nous la connaissons tous. Après 1999 et 2003, nous ne pouvons plus admettre l’éternelle répétition des fraudes et des répressions. Nous devons aujourd’hui rehausser notre seule option salutaire qui est celle de l’action unitaire, urgente et permanente jusqu’à l’aboutissement du respect de notre choix commun. Cette imposture n’a plus sa place.

Le relayeur de Gouled, lequel ne croyait pas un seul instant, comme un « sprinter d’envergure » en politique, mais également en moralité, mais qui l’a tout de même autoproclamé successeur de son vivant en 1996, ne dément pas ce qualificatif depuis 1999, date de sa prise du pouvoir par la force face à Mr Moussa Ahmed Idriss. Sa gestion du pays épouse indiscutablement cette citation descriptive, avant l’heure, d’une grande militante de l’opposition « Aabo adaa buurane ku boodbood ». Citation restée historique dans ce combat national de tout un peuple pour la Démocratie et les Droits de l’Homme d’un peuple. Un peuple mortifié par un calcul néfaste : despotisme, tribalisme, corruption, répression, et j’en passe le tout répondant à une stratégie définie par une étroite connivence politique et une impénétrable collaboration des deux dirigeants successifs du pays, Gouled/Guelleh.

Pour une «deuxième indépendance» à Djibouti.

KadamyFRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE
(FRUD) frud_djibouti@hotmail.com
Bruxelles, le 28 février 2013

«Qu’est-ce que l’indépendance sinon la liberté» disait Kateb Yacine.

Cette« indépendance du drapeau » n’a accouché que de la misère, de la répression, des tortures de la famine et de la soif. Les hôpitaux sont des mouroirs, les écoles sont des poubelles, la famine frappe à la porte.

C’est pourquoi le peuple de Djibouti dans son ensemble, activement aiguillonné par sa jeunesse réclame une «deuxième indépendance», «une deuxième autodétermination à l’égard des bourreaux blottis au sommet de l’Etat».

Refusant la mise à l’écart de la fabrique de l’histoire, le peuple djiboutien debout a exprimé son rejet du régime de Guelleh, de son système mafieux, de ses sbires, incapable d’enrayer la spirale de la déliquescence de l’Etat et de ses institutions.

Cette fois encore, Ismael Omar Guelleh veut se maintenir par la force des baïonnettes, refusant l’expression sans équivoque sortie des urnes dans les districts où les élections ont eu lieu, en faveur de l’Union pour le Salut national (USN) coalition de l’opposition créée en janvier 2013.

A Djibouti ville et dans ses environs, l’opposition les a emportées largement, le ministre de l’intérieur a proclamé des résultats fictifs en faveur de la coalition de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) du pouvoir. A Arta et à AliSabieh, les suffrages favorables aux opposants ont été purement et simplement détournés. Les habitants des districts d’Obock, de Tadjourah et de Dikhil, à qui on dénie jusqu’à la citoyenneté n’ont même pas eu le droit de voter, les militaires s’en sont chargés en bourrant les urnes.

Depuis le 24 février, la police, la gendarmerie, la garde présidentielle épaulées par 500 soldats du camp militaire de Mariama, mènent une répression brutale et sanglante : 4 morts et des blessés par balles, laissés sans soin et 400 arrestations. Trois dirigeants du Mouvement pour la Liberté et la Démocratie (MODEL : membre de la coalition de l’USN) sont sous mandat de dépôt à Gabode pour instigation à troubler l’ordre public. Les quartiers de Djibouti ville et de Balbala sont quadrillés par les forces de l’ordre. N’oublions pas que le chef de l’Etat a inauguré cette campagne électorale en faisant assassiner un jeune de 14 ans à Obock le 30 décembre 2012.

Le FRUD

  • condamne énergiquement la répression violente et sanglante à l’encontre des hommes, des femmes et des jeunes qui n’ont exercé que leurs droits fondamentaux d’expression.
  • demande l’arrêt de ces vagues d’arrestations et la libération de toutes les personnes arrêtées et des dirigeants du MODEL

Le FRUD est solidaire du mouvement de protestation contre le holdup électoral et de la jeunesse djiboutienne qui n’a cessé de manifester depuis 2 ans contre ce régime corrompu.

Mohamed Kadamy
Président du FRUD

Djibouti Le régime de Guelleh, néocolonie et dictature féroce

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Djibouti Le régime de Guelleh, néocolonie et dictature féroce

Mots clés : djibouti, dictature, ismaïl omar guelleh,
Source : http://www.humanite.fr/tribunes/516720

Sur ce confetti de l’ex-empire, devenu une sorte de porte-avions français stratégique à l’entrée de la mer Rouge, le dictateur Ismaïl Omar Guelleh réprime l’opposition, qui revendique la victoire aux législatives du 22 février.

À Djibouti, une implacable chasse aux sorcières est engagée. Sont visés, les responsables et les militants de l’Union pour le salut national (USN), la coalition de l’opposition qui revendique la victoire aux élections législatives du 22 février. Vendredi, dans les rues de la capitale, de violents heurts ont opposé les protestataires aux policiers, qui n’ont pas hésité à tirer à balles réelles. Bilan : au moins dix morts. Les arrestations se comptent par centaines. Selon Omar Ali Ewado, de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH), plus de mille personnes ont été interpellées depuis le début du processus électoral. « Des détenus politiques sont sauvagement torturés à la prison de Gabode. La répression est terrible. On torture en public, jusque dans la rue », s’alarme-t-il. Dimanche, trois figures de l’USN, placées sous mandat de dépôt depuis le 27 février, ont été déférées devant le parquet. Abdourahman Barkat, Abdourahman Bachir et Guirreh Meidal sont inculpés pour « incitation à l’insurrection ». Ils risquent chacun trois ans de prison ferme et dix ans d’inéligibilité. L’audience a été reportée au 10 mars.

Les arrestations arbitraires, les humiliations, l’intimidation ne dissuadent pourtant pas les citoyens de Djibouti de poursuivre un mouvement d’une ampleur inédite. Ce mardi, l’USN appelle à une grande manifestation sur la route de Venise, l’un des grands axes de Djibouti-Ville. « Les Djiboutiens refusent de laisser le gouvernement s’emparer de la victoire du peuple en inversant les résultats. Un bras de fer est engagé avec ce régime dictatorial et népotique », résume Abatté Ebo, vice-président du Mouvement pour le développement et la liberté (Model), une composante de l’opposition issue de la société civile. Dans cette néocolonie qui abrite la principale base militaire française à l’étranger et l’unique base américaine en Afrique, on s’interroge sur l’attitude de Paris. « La France est une complice passive de la répression. À la télévision djiboutienne, l’ambassadeur de France n’a pas hésité à louer la transparence du scrutin », se désespère Omar Ali Ewado.

À Djibouti, où la torture est quotidienne, le despote qui l’ordonne s’est fait plus féroce encore après que le vent de révolte venu de Tunis a jeté, au printemps 2011, des milliers de Djiboutiens dans la rue. Depuis ce 18 février 2011, date de la plus importante manifestation depuis l’indépendance, une répression d’une rare violence s’abat sur les opposants et sur les défenseurs des droits humains. Les disparitions, les arrestations arbitraires sont monnaie courante. Dans les commissariats, dans les casernes militaires, en prison, les actes de torture et les mauvais traitements infligés à des opposants, des étudiants, des syndicalistes, des journalistes, des bergers sont systématiques. « D’innombrables personnes sont passées entre les mains des tortionnaires. Des familles, surtout en brousse, peuvent rester plusieurs mois sans nouvelles d’un proche enlevé par les services de sécurité du régime », témoigne Mohamed Kadamy, président d’un parti frappé d’interdiction, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (Frud), qui a lui aussi connu les geôles d’Ismaïl Omar Guelleh avant d’être contraint à l’exil. Impossible de recenser toutes les victimes de cette dictature féroce. Certains détenus meurent sous la torture, comme Abdallah Mohamed Abdallah, qui a rendu son dernier souffle dans les locaux de la gendarmerie, le 3 février 2011. Il avait eu l’outrecuidance de dégrader le véhicule d’un homme d’affaires saoudien.

Sur ce confetti de l’ex-empire, devenu une sorte de porte-avions français stratégique à l’entrée de la mer Rouge et face au golfe d’Aden, le sort des opposants n’émeut pas les autorités de l’ex-puissance coloniale, attachées à Ismaïl Omar Guelleh comme à un fondé de pouvoir obéissant. « Réélu » pour un troisième mandat en avril 2011, après avoir trafiqué la Constitution et organisé une mascarade électorale boycottée par l’opposition, Guelleh reçoit, malgré la corruption, le népotisme, la violence politique, un soutien inconditionnel de la France. Au point, relève l’association Survie, que « c’est bien pour préserver à tout prix le vieil ami Guelleh (…) que l’État français ment de façon éhontée » sur l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français assassiné à Djibouti en octobre 1995. « Des témoignages, dont celui d’un ex-membre de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani, mettent en effet directement en cause le président Guelleh et son entourage dans l’assassinat du juge Borrel », rappelle l’association de lutte contre la Françafrique. Le 21 décembre 2011, le dictateur Guelleh était reçu à l’Élysée pour parapher le nouvel accord de défense entre la France et Djibouti. À la clé, le maintien d’une précieuse manne pour la famille régnante, avec le loyer mensuel de la base militaire française, qui s’élève à 2,5 millions d’euros. Soit 30 millions d’euros par an, dont les Djiboutiens ne voient pas la couleur. À Djibouti, l’espérance de vie n’est que de 56,1 ans(1). Le taux de chômage dépasse les 60 %(2). Selon l’Unicef, « la probabilité de survie d’un enfant djiboutien jusqu’à son premier anniversaire est l’une des plus faibles de la région » : près d’un enfant sur dix décède avant un an. Une famille sur cinq, seulement, est raccordée au réseau électrique.

C’est dans ce noir contexte que, broyée à l’intérieur, peu soutenue à l’extérieur, boudée par la presse internationale, l’opposition djiboutienne poursuit son courageux combat pour la démocratie et le respect des droits humains.

(1) Rapport mondial sur le développement humain, 2010.
(2) Rapport national sur le développement humain, 2007.

USN: COMMUNIQUE DE PRESSE

USNArrestations quotidiennes des dirigeants et militants de l’USN

L’hystérie répressive du régime fraudeur d’Ismael Omar Guelleh est à son comble depuis notre rejet des résultats falsifiés des législatives du 22 février 2013.

Ainsi, cet après-midi vers 16h, notre porte-parole Daher Ahmed Farah a été arrêté pour la enième fois sans mandat à son domicile par des policiers de la brigade criminelle. Dans la soirée les policiers sont revenus vers 21h45 au même endroit pour arrêter tout aussi arbitrairement sans mandat ni convocation un autre dirigeant de l’USN, Meydaneh Abdallah Okieh. Arrestation musclée dirigée par le capitaine Abdallah Mohamed Abdallah, au cours de laquelle les forces de répression ont fait usage de grenades lacrymogènes. Meydaneh a été brutalisé au moment de son transfert vers une destination inconnue.

L’USN condamne fermement les arrestations arbitraires et brutalités policières à l’encontre de ses militants et dirigeants et demande la libération immédiate de son porte-parole Daher Ahmed Farah et de tous les prisonniers politiques.

Ahmed Youssouf Houmed
Président de l’USN

Arrestations d’opposants: la liste s’allonge!

DAHER AHMED FARAH (DAF) de nouveau arrêté arbitrairement sans un mandat d’arrêt, cet après-midi de 04/02/2013 vers 17h30, par la Section de la Police Criminelle. Les dirigeants de l’USN furieux de ces multiples arrestations illégales, ont tous accompagné Mr DAF, Porte-parole de l’USN et ils suivent la véhicule de la Police criminelle connue pour ses sales tortures et violences à l’égard des citoyens. Ceci n’est pas la première arrestation de DAF ni la dernière. Nous disons au régime et sa clique: Ça doit cessez, Ça doit cessez, Ça doit cessez.

1. Le Cheikh ABDOURAHMAN SOULEIMAN BASHIR, arrêté le 25/02/2013, détenu dans le Commissariat de Police puis jeté à la Prison centrale de Gabode sous mandat de dépôt avec des fausses accusations au dossier vide.

2. Le Cheikh ABDOURAHMAN BARKAD GOD, arrêté le 25/02/2013, détenu dans la Brigade portuaire de Djibouti puis jeté à la sinistre prison de Gabode sous mandat de dépôts avec les mêmes fausses accusations que BASHIR. Mais le peuple djiboutien est temoin de la célèbre citation qu’a prononcée Cheikh GOD lors du dernier meeting de l’USN à la Place de l’Indépendance, le 20/02/2013:

  • « Nous voulons la paix, encore la paix, toujours la paix » en bravant les mains en haut.
  • Et on traite aujourd’hui comme « un terroriste » bien qu’on sait que c’est « ce régime qui règne par la peur et la terreur ».

3 . Cheikh GUIRREH MEIDAL GUELLEH, Candidat USN a été arrêté le 25/02/2013, détenu au Centre de rétention de Nagad puis transféré à la triste prison de Gabode sous mandat de dépôt avec les mêmes fausses accusations que les 2 autres Cheikhs. Cheikh GUIRREH MEIDAL s’était distingué par ses discours qui mettaient à nu les farces du régime dans une pédagogie originale qu’il illustrait par les contes traditionnelles.

4. DIRIR SAID IYEH,CANDIDAT USN, arrêté le 26/02/2013, détenu dans la Brigade de la Police criminelle puis transféré à Gabode.

On retient aussi de ses paroles: « USN, WE CAN ».

5. IDRISS ADEN OSMAN, CANDIDAT USN, arrêté le 26/02/2013, détenu dans la Brigade de la Police criminelle puis transféré à Gabode . Cet ingénieur a fait savoir à la population de l’énorme chiffre d’affaires que réalise nos Ports et l’opacité totale dans la gestion de ces deniers publics.

6. MOUSSA HOUSSEIN ABDI, Enseignant et militant de l’USN, arrêté le 26/02/2013 en meme temps que DIRIR ET IDRISS, détenu dans la Brigade de la Police criminelle puis transféré à Gabode .

7. YOUSSOUF GUEDI GUIRREH, arrêté le 25/02/2013, détenu arbitrairement et transféré à la sinistre prison de Gabode sous des fallacieux prétextes.

9. HOUSSEIN OMAR HOUSSEIN, MILITANT DE L’USN

10. OMAR ISMAIL OMAR, Professeur de Lycée, arrêté et détenu au Centre de rétention de Nagad.

11. ALLALEH OSMAN ABSIEH, Commerçant,arrêté et détenu au Centre de rétention de Nagad.

12. YACIN DJIBRIL, Directeur d’école, arrêté le 28/02/2013.

13. ELMI WABERI, Vice-président du Comité de l’UDJ à Barwaqo arrêté le 24/02/2013 puis détenu dans la Brigade portuaire de Djibouti.

14. MAWLID IDRISS GUEDI, Etudiant, arrêté le 25/02/2013, détenu au Centre de rétention de Nagad puis transféré à la Prison de Gabode

15. NEIMA ALI DARAR, Fervente militante de l’USN arrêtée le mercredi 27/02/2013, détenu au Commissariat de Police de Hodane puis relaxé dans la soirée. Ensuite, elle a été arrêtée le jeudi 28/02/2013 et présentée le 03/02/2013 devant le Parquet dont le Procureur debout MAKI a prolongée illégalement sa garde-à-vue ou elle écroue jusqu’aujourd’hui dans les sales geôles de la Police criminelle. Pourquoi tant des geôles et des jours de détention arbitraire à l’encontre de Madame NEIMA qui est une mère de nombreux enfants? En tout cas, l’arbitraire n’y perdurera pas et Justice sera rendue demain inshallah à Madame NEIMA.