Courrier des lecteurs.

CourrierÀ Djibouti, les jours se suivent et se ressemblent depuis les dernières élections. Le régime continue sa répression, une partie de l’opposition réunie sous la bannière USN (Union pour le Salut National) se fait du capital politique sur le dos des oulémas comme Béchir, God et Maidal, des leaders politiques comme Daher Ahmed Farah et des simples citoyens emprisonnés ou harcelés.

En tout cas, c’est la substance du courrier des lecteurs suivant que nous publions in-extenso. À souligner que l’auteur du courrier Hamdi Y. Warsama a une opinion très tranchée qui n’est pas forcément celle de la rédaction de Djiboutii.net. À lire avec les précautions d’usage.

Rien ne sera plus comme avant.

Il y a quelques jours un ami me demandait: «Toi qui étais toujours un opposant, pourquoi on ne te voit jamais aux manifestations? Pourquoi ne rejoins –tu pas l’USN? »
Je lui ai répondu par la fameuse citation somalienne: «Un ânon semble  plus beau que ses parents à sa naissance, mais deux après ce n’est qu’un âne.» A-t-il compris? Je n’en sais rien mais j’ai décidé de livrer le fond de ma pensée. L’USN est une coalition réunissant le Model, le PND, le MRD, l’ARD, Boreh et l’UDJ en gros.

Le Model

Rejoindre le MODEL m’aurait tenté même si je n’adhère pas aux idées des frères musulmans.  Avec eux, beaucoup de problèmes auraient été résolus et en premier lieu la peste tribale. Mais le simple fait qu’ils se sont mis avec l’USN m’a fait reculer. Faut s’associer au Diable pour arriver à ses fins? Je laisse les philosophes y répondre, pour ma part je vais vous livrer leurs colistiers.

Le PND

A tout seigneur, tout honneur, je vais commencer par Aden Robleh Awaleh (ARA) qui depuis 49 ans ne fait que trahir et pourtant il a toujours des clients. On ne le met pas en quarantaine. Ça ne fait c’est notre fils qui s’est trompé encore une fois. Quand  hier, Janaaleh (qu’Allah l’accueille dans son paradis) lui avait tiré dessus pour le tuer, s’il avait réussi il y aurait un crabe de moins et je n’ai pas parlé de son côté haineux et incitateur à la discorde.

BOREH

Ensuite vient Boreh. Vous êtes-vous demandé qui est Boreh? N’est-il pas l’associé du grand Parrain de la Cosa Nostra djiboutienne? N’est-il pas celui qui nous a détroussés. Celui qui, non content de dévaliser le pays, a ajouté l’insulte à l’injure en nous traitant des fainéants qui ne veulent pas travailler, nous privant ainsi des miettes. Oui, il est le frère, l’ami intime, l’égal  d’IOG.

Un proverbe somali dit : « Labada Adamaha u heshisey, dar Allah u colobaan.» (Ceux qui se liguent contre les pauvres gens finissent par s’entretuer.) Quand ils se sont disputés sur le partage et qu’IOG a eu le dessus, il se trouve une âme patriotique et veut chasser IOG pour venir au secours des pauvres djiboutiens. Y croyez-vous?

Où est-ce simplement pour prendre la place d’IOG et mieux nous extorquer ?
Mais ce qui m’étonne ne sont ni ARA, ni Boreh, mais c’est ceux qui les soutiennent, ceux qui les suivent. Est-ce simplement parce que c’est un membre de la tribu? Wow!

L’ARD

L’ARD de Ahmed Youssouf est un parti qui ne veut pas prendre le pouvoir mais être éternel second avec le principe d’un partage Issa-Afar. Le fameux 50/50 sur tout, de la femme de ménage au ministre. Je serai d’accord qu’il ait une certaine parité, une accommodation raisonnable entre Afar, Arabe et Somali, mais que ceci s’arrête au recrutement et que le meilleur soit placé pour le bien-être du pays.   L’ARD ne me dit RIEN n’étant ni Afar, ni Issa.

Le MRD. (ex PRD)

C’est le parti auquel j’ai adhéré il y a 20ans parce qu’il symbolisait le changement et l’avenir auquel j’aspirais. Malheureusement, le parti de feu Mohamed Djama Elabé (Que Le Tout Puissant l’accueille dans son paradis) a été dénaturé par son clan, les Fourlabas, en faisant de ce parti ouvert comme il l’a voulu, un parti fermé.

Hier, quand je militais au sein du PRD, je savais qu’Elabé était un Fourlaba, mais il s’était élevé au-dessus du lot en devenant DJIBOUTIEN. Quand son Seigneur l’a rappelé, normalement son vice-président devait lui succéder, mais manque de pot il est Afar. Ainsi depuis 20 ans, Haissama et Souleiman restent éternels  vice-présidents, acceptant maintenant pour la énième fois comme chef le jeune DAF (même si c’est quelqu’un que je respecte beaucoup) simplement parce qu’il est fourlaba.

L’UDJ

Enfin j’ai gardé le meilleur pour la fin, c’est-à-dire Ismaël Guedi Hared, mais pour vous parler ce grand homme, permettez-moi de remonter le temps. En 1976, Adolf H. Gouled qui a toujours été un anti-indépendantiste a reçu de la France l’ordre de changer son parti, la Ligue Populaire Africaine (LPA) en LPAI (pour l’indépendance). La France l’a choisi au détriment des autres indépendantistes pur et dur  parce qu’il était celui qui exécuterait le mieux leur dessein. Faire de Djibouti une république associée à la France.

Malgré son lourd passé et avide d’être indépendant, les Djiboutiens le proclamèrent Père de la Nation.

Au lendemain de l’indépendance, Adolf H. Gouled rejette ce titre Noble et choisit d’être le Père d’une tribu. Il décidât de proclamer la supériorité de la tribu Issa. Pour mener à bien son dessein, il choisit nul autre que Heinrich Himmler alias Ismaël Guedi Hared président de l’UDJ et président de l’assemblée. Farouche partisan de la solution finale pour nettoyer Djibouti des parasites,  (comprendre tout ce qui n’est pas Issa) Himmler disait: «Pas de génocide, le monde peut nous voir, simplement leur interdire l’accès au travail, d’eux-mêmes ils partiront.» Ainsi l’accès au travail devint difficile aux autres et ceux qui y étaient subissaient humiliation sur humiliation.

Un cas concret, Saïd Ahmed Awaleh (frère ainé de l’actuel ministre de l’Agriculture)  fut le premier inspecteur des douanes en 1975, sous l’occupation, et après l’indépendance devint sous-directeur. Les directeurs se succédèrent jusqu’au jour où le dernier ayant pris sa retraite, la rumeur courait que le futur directeur allait finir ses études en juin. Et effectivement, un jeune de l’âge de son fils, fraichement sorti d’une université française fut engagé. Mr Saïd, qui était par intérim, lui enseignât le b-a du métier pendant 6 mois et le jeune fut nommé Directeur.  Suivre cet homme pour qu’il finisse le travail commencé, non merci.

L’UMP

Tout le monde connait IOG et l’UMP, je vais juste ajouter mon point de vue. IOG et l’UMP, pour moi c’est un clan, le clan des SICILIENS,  avec le parrain à leur tête à qui ils doivent allégeance et soumission. Ils n’ont qu’un seul intérêt, celui de se remplir les poches et en premier lieu celles du parrain (IOG) et le jour où tout éclatera, ils ont assez d’argent pour pouvoir vivre hors du pays. Mais contrairement à Himmler, c’est un parti ouvert. Je ne pourrai jamais être Issa, par contre, on peut devenir Mafioso même si personnellement, j’aurai trop de scrupules, d’autres ont pu. Ainsi aujourd’hui, on voit des non Issas, faire la pluie et le beau temps dépendamment de leur place dans la hiérarchie mafieuse, un temps ensoleillé, partiellement nuageux ou orageux.

La SOLUTION

Je comprends que beaucoup d’Issas aimerait retrouver ce temps faste pour eux, mais ô  combien difficile pour nous autres. Il faut savoir qu’il ne peut y avoir une justice ou une démocratie inter Issa.

Ils doivent choisir entre la dictature d’IOG ou la Démocratie et la Justice pour tous.
S’ils choisissent de retrouver la suprématie des Issas, il faut garder la dictature et aussi admettre que les Mamasans soient la crème des Issas. S’ils optent pour la dernière, j’aimerais leur dire que, PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT, car qui dit multipartisme dit accès aux urnes et nous saurons choisir celui qui remplira nos conditions. Justice, Démocratie.

Ou pourquoi pas un Président ni ISSA ni AFAR, mais simplement DJIBOUTIEN.

Hamdi Y. Warsama

Quand IOG veut annexer le territoire Gadaboursi,

Ces derniers temps, IOG, le potentat de Djibouti, défraie la chronique régionale. Il a usurpé les élections, il a interdit les manifestations, il a torturé les jeunes et tous les militants de l’USN, et pire encore il a condamné deux cheiks populaires au sein de la population et le principal opposant monsieur Daher Ahmed Farah, dit DAF, le président du mouvement du renouveau démocratique, et porte parole de l’opposition légalisée par le dictateur.

Et’d’ailleurs un jeune Gadaboursi a été tué sous la torture pour des raisons tribales dans l’arrondissement 1. Et maintenant, Iog veut conquérir le territoire Gadaboursi au delà de la frontière. Dans la ville de Hariirad, IOG a armé une milice Issa afin de tuer les Gadaboursis de cette bourgade, et de terroriser le peuple Gadaboursi sans défense.

Selon sa politique, les Issas sont les alliés de Hawiyé, et il veut avoir des places dans le gouvernement fédéral somalien, et pour avoir des postes, il faut avoir un territoire sur le sol somalien. Comme les Issas n’habitent pas en Somalie, il a commencé à financer des partis politiques somalilandais de clan Issak. Comme il y a un différend entre les Issak et les Gadaboursis, IOG mise sur ce point et soutien activement la politique d’expansion des Issaks, et par conséquent ceux-ci ont promis de morceler le territoire Gadaboursi en donnant une partie de celui-ci aux Issas.

La ville de Zeila et Hariirad font partie de ces territoires revendiqués par les Issas, avec l’appui financier du dictateur Guelleh. Les Issas ont récemment tué un homme Gadaboursi en embuscade, cet acte barbare ne leur mènera nulle part.Grâce à la manne financière de IOG, les Issas veulent annexer une grande partie du territoire Gadaboursi. Après les Afars, ces sont les Gadaboursis qui sont menacés.  Quand se réveilleront ces deux peuples de cette torpeur?

A bon entendeur.

Deux mois de prison ferme pour l’opposant djiboutien Daher Ahmed Farah

dafDaher Ahmed Farah, porte-parole de la coalition de l’opposition djiboutienne, l’Union pour le salut national (USN), arrêté le 4 mars 2013. Facebook/DR Par RFI La justice djiboutienne a condamné le porte-parole de l’opposition Dareh Ahmed Farah à deux mois de prison ferme au lieu des douze mois requis par le parquet. Arrêté le 4 mars sur la base d’écoutes téléphoniques estimées illégales par la défense, il a été jugé coupable d’appel à la rébellion à la suite des législatives contestées de février 2013. Deux autres personnes étaient poursuivies dans ce même dossier. L’un d’eux a été condamné à de la prison avec sursis, l’autre a été relaxé. Pour les avocats de Dareh Ahmed Farah, cette condamnation est inacceptable. Ceux-ci ont ainsi décidé de faire appel. A la Ligue djiboutienne des droits humains, personne n’est surpris par la condamnation, étant donné le contexte politique trés crispé à Djibouti. C’est le sentiment d’Oussein Ahmed Farah, membre de l’organisation qui s’exprime au micro de Christine Muratet.

L’assassinat d’un citoyen djiboutien

L’assassinat du feu Haybe dans l’arrondissement 1 a été commis par des policiers. Voici la version officielle:

Trois femmes commerçantes l’ont accusé de ne pas payer sa dette envers elles. Celles-ci ont déposé plainte contre Haybe. La police est venu le prendre dans son commerce, disant qu’il était accusé par trois commerçantes.

Ils l’ont emmené à l’arrondissement 1 et en quelques jours on l’a trouvé mort. Il a été transféré à l’hôptial peltier afin de faire une autopsie, et le médecin a constaté des séquelles de tortures sur son corps. On a utilisé de l’électricité sur son corps, il parait qu’il a été électrifié.

Mais pourquoi Haybe a été assassiné? Se tue-t-on pour une dette? Selon nos sources, Monsieur Haybe avait écrit un poème anti-régime, et c’est ce qui a fait son malheur. Qu’Allah l’accueille dans son paradis. En attendant qu’une justice soit faite, toutes nos condoléances à la famille du disparu.

Feu Hyabe Ali a laissé derrière lui deux femmes et plusieurs enfants.

 

Mort sous la torture.

CourrierLe message suivant nous a été envoyé par courriel anonyme. Il comporte très peu d’informations. Nous le publions simplement parce que les problèmes de tortures qui ciblent certaines composantes du patchwork djiboutien sont bien réels. Nous prions son hauteur de nous trouver au moins le nom de cette énième victime du régime sanguinaire de Ismaël Omar Guelleh. À Djiboutii.net, nous espérons que les djiboutiens donneront une leçon ce 22 février 2013. Voici le courriel.

« Bonjour;

Un jeune de la communauté gadaboursi est mort il y a une semaine sous la torture dans l’arrondissement 1 à djibouti ville.  Une autopsie est exigée par  sa famille , actuellement le corps du défunt se trouve dans la morgue de l’hopital Peltier. Ce jeune est le même clan de l’actuel ministre gadaboursi Mohamed Somali.

Cependant, nous interpellons les diaspora de diffuser cet info à tout les sites  en langue somalie et autres, la dénonciation de cet acte barbare , odieux est lâche perpétré à l’encontre de cette communauté.

Un jour viendra que les responsables de ces crimes répondront de leur actes ainsi leurs complices.

A bientôt ».

COMMUNIQUE DE PRESSE

Djibouti, le 07/02/13
DAF, président du MRD et porte-parole de l’USN libéré après avoir été placé durant 24h en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode

Daher Ahmed Farah, Président du MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique) et porte-parole de l’USN (Union pour le Salut National) qui regroupe les partis d’opposition, a été interpellé le mardi 05 février 2013 vers 16h30 chez lui par des éléments de la gendarmerie nationale. Il passa la nuit en garde à vue dans les locaux de la brigade Nord. Durant son garde à vue le droit de se faire assister par un avocat lui a été interdit et ceci en violation de l’article 10 de la constitution Djiboutienne. D’ailleurs, il a été privé de communiquer avec qui que ce soit.

Le mercredi 06 février au matin, il a été déféré au tribunal pour être présenté devant un juge. Quelques heures après, il a été placé en mandat de dépôt à Gabode avec comme chef d’accusation, « atteinte à la défense nationale et intelligence avec une puissance étrangère ». C’est ce jeudi 07 février 2013 vers 13 heures qu’il a été libéré suite à la demande de mise en liberté d’office que son avocat Zakaria a introduit auprès du juge.

Nous pensons qu’il est temps que la justice Djiboutienne retrouve un peu de sérénité et d’indépendance vis-à-vis de l’exécutif. Nous pensons qu’il est temps que le droit de l’individu soit respecté et que cette chasse aux sorcières menées par le pouvoir public contre les opposants cesse.

  • L’ODDH condamne avec force ces arrestations arbitraires et demande au pouvoir public de mettre fin.
  • L’ODDH appelle aux autorités et à l’opposition d’éviter en cette période toutes les provocations inutiles et nuisibles à l’organisation des élections législatives de février 2013.
  • L’ODDH demande aux observateurs internationaux, régionaux, nationaux de faire preuve d’impartialité et d’indépendance pour aider Djibouti à persévérer dans la voie d’une démocratie véritable.

Aujourd’hui plus qu’hier, les Djiboutiens ont intérêt à faire bloc contre toute velléité de provocation, d’intimidation et de division pour préserver la paix sociale.

Le président
Farah Abdillahi Miguil

Communiqué de l’USN

Le harcèlement des opposants se poursuit. Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN (l’Union pour le Salut National, coalition de l’opposition djiboutienne composée notamment des partis comme l’ARD et le MRD) est de nouveau arrêté. Voici le communiqué de l’USN (cliquer dessus pour l’agrandir).

Communiqué de l'USN en date du 5 février 2013

Saylac: Dagaal Qabow Oo Wejiyo Badanle Oo Ka Bilaabmay Magaalada Saylac

Saylac-mosqueXubin ka tirsan siyaasiyiinta degmada Saylac ayaa sheegay in dagaalkii loogu jiray  meelmarinta natiijooyinkii doorashooyinkii golahaasi  dhammaaday , hase yeeshee haatan xukuumadda iyo beesha Ciise mid kale ka bilaabeen degmadaasi , iyagoo doonaya inaan maamulka cusub ee golahaasi anu wax tallaabo ah qaadin.

Siyaasigan reer Saylac , laguna magacaabo Maxamed Daahir Muumin loona yaqaan maxamed Yaakhii, ayaa waraysi uu arrimahaasi ka siiyey geestiir.com ku sheegay oo kale in maamulka xukuumadda Siilaanyo, iyo beesha Ciise isku dayayaan sidii beelaha samaroon looga sifayn lahaa dhammaan laamaha dawladda ee ka hawlgala halkaasi sida kastamada cashuuraha, iyo laamaha dawladda ee kale , isla markaana ay dhammaan hawlahaasi qaybsadaan beesha Ciise iyo maamulayaasha dawladda , kuwaasoo laga soo qorayo Hargeysa ama laga soo magacaabayo waxayna arrintani keenaysaa khatar kasii xun tii maamulka degmadaasi lagu diidanaa .

Maxamed Yaakhii oo arrimahaasi ka hadlayaan waxa u yidhi “markii ay dhammaadeen ololihii beesha Ciise iyo qaar ka mid ah beelaha kale ee soomaaliland ku doonayeen in maamulka magaaladaasi loga dambeeyo beesha Ciise, waxna ka socon waayeen ayaa waxay haatan xukuumadda iyo siyaaiyiinta beeshaasi bilaabeen sidii maamulka dadka degaankaasi doorteen anu u shaqayn ama loo mijoxaabiyo.

Waxa haatan dhacday in bileyskii magaaladaasi dhammantiiba gacanta loo geliyey beeshaasi , waxa kale oo gacanta loo geliyey dhammaan shaqalahii cashuurha kastamka iyo dawladda hoose , waxana loo magaacabay saraakiil sarsare oo ciidanka nabadgelyada Somaliland oo ku xigeenkii la siiyey nin ciise ah , reer Geeddi , iyadoo la ogaa in bileyska soomaalilandna u haystay nin ka mid ah beelaha taageera siiya  ururkii xaqsoor , oo ay isku qolo yihiin Xasan Cise Jaamac , waxa kale oo haatan la doonayaa in la beddelo taliyihii Bileyska G/Selel, lana geeyo nin beelaha dhexe ah , waxana la ogaa in horeba ciidanka badda nin Ciise ah loo magacaabay , waxaasoo dhammina waxay muujinayaan sidii loo fashilin lahaa maamulka G/degaanka aqlabiyadda ah oo ka kooban beelaha G/Awdal maadaama . markaa arrintu waxay haatan u egtahay dagaal dhinac walba ah oo loo baahanyahay in laga hortego .”

Source Geestiir.

Des intellos samarons absents

Un courrier du lecteur signe par
Souleiman Guelleh.

CourrierIl est regrettable de voir encore des politiciens Awdaliens commettre des erreurs de jugement flagrantes comme celles qui consiste à nous affliger nous-mêmes des mauvais traitements, de peur d’être taxés de tribalistes. L’exemple de gaucheries politiques les plus choquantes étant de voir nos politiciens offrir, comme cadeau, des sièges de deputés ou céder une région entière à un clan voisin et se contenter des miettes restantes. D’ailleurs les politiciens divisés gadabourcis ci n’avaient même pas de compte a rendre aux peuples qu’ils étaient censés représenter. Le fait que les autorités de Hargeisa aient osé nous réclamer la mairie de Zeila ne doit pas nous étonner car ils étaient habitués de voir nos politiciens jouer aux petits gentils et aux éternels satisfaits de mesures prises par un gouvernement, même fictif comme le Somaliland.

Les intellectuels gadabourcis étaient eux aussi responsables de la situation car peu d’entre eux dénonçaient ce système existant au somaliland. Je suis d’ailleurs surpris de constater que, lors des débats sur la situation politique en Somalie, les autres intellectuels somalis affichent, parfois expressément, leur appartenance à une tribu et défendent les interets de leurs clans respectifs. L’exemple de Ali Khalif Galeyr l’illustre bien : Il se veut nationaliste somali tout en refusant que son clan tombe sous la domination d’un autre clan .Par contre Je suis surpris de voir toujours beaucoup d’ intellectuels Gadabourcis faisant des analyses politiques tronquées trop soucieux de ne surtout pas être suspectés de tribalistes. Réputation d’intellectuel gadabourci l’oblige. Qu’on le veuille ou non, les tribus forment les acteurs politiques en Somalie et à Djibouti. Nos intellectuels ne sont pas sans savoir qu’à l’aube de ce 21e siècle, la société somalie, loin de se défaire du tribalisme, l’a ,au contraire, institutionnalisé. N’oublions pas que le partage au parlement en Somalie est basé sur ce fameux 4,5.

Il est donc temps, en m’adressant aux intellectuels gadabourcis, de se reveiller car ce moment est un tournant de l’histoire de notre clan.

Je suis loin de promouvoir ce tribalisme haineux et inefficace mais on ne peut indéfiniment se comporter en une troupe de brebis dans une bergerie, suscitant constamment l’appétit de prédateurs qui les entourent. Je ne suis pas non plus ce va t en guerre motivé seulement par cette émotion qui, comme on le sait, descend aussi vite qu’elle ait monté mais je ne suis pas contre le principe d’autodéfense qui consiste à faire parfois la guerre pour avoir la paix.

(a suivre)