Répression à Djibouti

 

Le principal opposant au président Guelleh a écopé de deux mois de prison.

Un véritable vent de ­répression s’est abattu sur Djibouti, micro-État d’Afrique de l’Est, depuis les élections législatives contestées du 22 février, largement remportées par le parti du président Ismail Omar Guelleh. « Depuis les manifestations du 25 février 2013, un grand nombre de militants et de sympathisants politiques sont toujours détenus à la prison centrale de Gabode. D’après les informations recueillies, 90 personnes y seraient à ce jour incarcérées », dénoncent les défenseurs des droits de l’homme de la Fidh et de la LDDH.

Daher Ahmed Farah, principal opposant au ­régime, a été condamné le 17 mars à deux mois de prison ferme pour « trouble à l’ordre public et participation à un mouvement insurrectionnel ». Le président du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement, et porte-parole de l’Union pour le salut national, qui regroupe l’ensemble de l’opposition, a décidé de faire appel.

Damien Roustel

L’Humanité.fr